Le gouvernement britannique a annoncé la suspension de l’approbation des visas étudiants pour les ressortissants d'Afghanistan, du Cameroun, de la Birmanie et du Soudan. Les visas de travailleur qualifié pour les Afghans sont également concernés. La mesure doit entrer en vigueur le 26 mars.


Alors que le Royaume-Uni connaissait déjà une hausse record des demandes d'asile avec plus de 108.138 demandes en 2024, cette décision de restreindre certains visas intervient dans un contexte de forte pression publique. À ce titre, les demandes déposées par des personnes entrées légalement dans le pays ont plus que triplé depuis 2021.
Entre septembre 2024 et septembre 2025, 2.900 visas d’études ont été accordés à des ressortissants des quatre pays concernés : l’Afghanistan, le Cameroun, la Birmanie et le Soudan. Sur la même période, 1.210 demandes d’asile ont été déposées par des titulaires de ces visas.
Un coût devenu trop important pour les finances publiques
Le gouvernement britannique estime à plus de 4 milliards de livres par an le coût du soutien aux demandeurs d’asile. Parmi eux, 16.000 personnes proviennent des quatre pays ciblés par la nouvelle mesure.
Depuis le retour au pouvoir des talibans en 2021, le Royaume-Uni indique avoir accueilli plus de 37.000 Afghans via des dispositifs spécifiques. Au total, 190.000 visas humanitaires ont été délivrés en 2025.
Pour rappel, la dernière réforme du système d’asile prévoit également :
- un statut de réfugié limité à 30 mois renouvelables, contre cinq ans auparavant ;
- un délai de 20 ans avant l’accès à la résidence permanente.
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