« Notre crâne comme accessoire », ou la question de la place des artistes aujourd’hui

Par Maël Narpon | Publié le 23/11/2022 à 18:00 | Mis à jour le 23/11/2022 à 18:13
L'affiche de la pièce Notre crane comme accessoire, interprété par la compagnie Sandrine Chapus

Au pays de Shakespeare, la langue de Molière ne court pas les théâtres. Pour pallier cela, la compagnie Sandrine Chapus propose une dose de français à la communauté française de Londres à travers trois représentations de la pièce « Notre crâne comme accessoire » les 25, 26 et 27 novembre 2022. 

 

La compagnie Sandrine Chapus c’est l’histoire d’un collectif de 9 Français implantés à Londres depuis maintenant près d’une décennie et qui se sont rencontrés à l’occasion de cours de théâtre. Ensemble, ils décident de créer leur propre compagnie pour produire des spectacles avec leur ancienne professeure Caroline Roussel comme metteuse en scène. Très bien implantée dans le paysage culturel français à Londres, la troupe se produira les 25, 26 et 27 novembre prochains au Courtyard Theatre à Old Street pour des représentations de la pièce « Notre crâne comme accessoire ».

 

Notre crâne comme accessoire, une pièce moderne aux influences diverses pour questionner l’utilité du théâtre

Influencée essentiellement par le théâtre « très coloré et très brut » d’Europe de l’Est, à travers notamment Tchekov, Gogol ou Cărbunariu, c’est tout naturellement que la troupe s’attaque à l’adaptation de Notre crâne comme accessoire, dont le texte original est inspiré d’une pièce serbe de Ljubomir Simović. 

 

Les membres de la compagnie Sandrine Chapus
Les membres de la compagnie Sandrine Chapus. 

 

Avec ses trois représentations, la compagnie Sandrine Chapus cherche à s’adresser à une communauté qu’elle connaît bien, et à atteindre une nouvelle audience en proposant aux Français du théâtre en français, ce qui est assez rare à Londres. La pièce Notre crâne comme accessoire, que ses membres s’apprêtent à interpréter en ajoutant leur patte, est une fable moderne a été originellement écrite et interprétée par la compagnie Les Sans Cou

 

« C’est une pièce moderne qui raconte l’histoire d’une troupe de théâtre arrivant dans un village occupé - l’histoire se passe dans une société opprimée - pour pouvoir jouer son spectacle, à savoir les trois petits cochons. Tout au long du spectacle, ils vont être confrontés à la réalité de ce que vivent les habitants de cette dictature. La pièce pose la question de l’utilité du théâtre en général », explique Pablo Tulik, membre de la compagnie. C’est la place même des artistes dans le grand échiquier de notre société qui est ici questionnée, donnant lieu à la création d’une pièce qui « résonne grandement avec l’actualité » et qui s’amuse à casser tout du long le quatrième mur. 

 

Des projets à Paris et Barcelone pour la compagnie Sandrine Chapus

La capitale londonienne n’est pas le seul terrain de jeu de la compagnie qui s’est déjà produite à Paris, notamment pour sa pièce Solidaritaté avant l’arrivée du Covid. Une sortie du territoire britannique qu’elle entend bien réitérer dans le futur, comme le précise bien Pablo Tulik : « Notre objectif avec ce spectacle que nous sommes en train de monter, est de jouer ailleurs qu'à Londres. Nous allons l’emmener à Paris début 2023. Nous sommes aussi en train de voir pour nous produire devant la communauté française de Barcelone, également début 2023 ». 

 

Mael Narpon - journaliste junior Londres

Maël Narpon

Diplomé d'une licence de sociologie à Pau et à Athènes, il intègre ensuite l'IEJ Londres. Il effectue un stage avec lepetitjournal.com Londres puis rejoint l'édition internationale en tant qu'alternant dans le cadre d'un Master à l'IEJ Paris.
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