Après plusieurs jours de tensions sur l’approvisionnement, la plupart des stations ont rouvert. Mais plus de 400 dépôts et stations restent encore à l’arrêt.


La situation s’améliore, sans être totalement rétablie
Plus de 400 dépôts et stations-service restaient fermés au Cambodge au 14 mars, en raison de retards dans l’arrivée de nouveaux stocks de carburant, a indiqué le ministère cambodgien du Commerce. Selon les autorités, la situation s’est toutefois nettement améliorée par rapport aux jours précédents.
Au plus fort de la perturbation, environ 2 000 points de vente sur les quelque 6 300 que compte le royaume avaient interrompu leurs ventes, en invoquant une pénurie. Après les inspections menées par des groupes de travail conjoints, la majorité d’entre eux avaient repris leurs activités au 13 mars, ne laissant plus qu’un peu plus de 400 établissements encore fermés ou temporairement à l’arrêt.
Le gouvernement met en garde contre la rétention de stocks
La ministre du Commerce, Cham Nimul, a averti que les dépôts ou stations qui auraient volontairement suspendu leurs ventes afin d’attendre une nouvelle hausse des prix s’exposeraient à des sanctions. Les autorités évoquent des amendes, voire le retrait de licence.
Cette mise en garde intervient alors que les autorités cherchent à distinguer les véritables ruptures d’approvisionnement d’éventuelles pratiques spéculatives. Le ministère affirme que les inspections ont été menées avec la coopération des propriétaires concernés.
Forte hausse des prix du carburant
Depuis l’aggravation du conflit au Moyen-Orient, les prix ont fortement progressé au Cambodge. D’après le ministère du Commerce, le prix de l’essence ordinaire a augmenté de 35 %, tandis que celui du diesel a bondi de 66 %.
Pour la période allant du samedi 14 au lundi 16 mars, le litre d’essence ordinaire a été fixé à 5 200 riels, soit environ 1,29 dollar, tandis que le litre de diesel s’établissait à 6 400 riels, soit environ 1,59 dollar.
Une dépendance totale aux importations
Le Cambodge dépend entièrement des importations pour son approvisionnement en pétrole et en diesel. Les réserves offshore du pays n’ont, à ce jour, pas encore été exploitées. Cette dépendance rend le royaume particulièrement sensible aux secousses des marchés internationaux et aux tensions géopolitiques affectant les flux énergétiques.
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