L’Ambassade de France a remis des clichés de Christine Spengler, immortalisant le Cambodge des années 1970, au musée Sosoro, sous l’égide de la Banque nationale du Cambodge.


Des photographies marquantes offertes au musée Sosoro
Le 9 décembre, l’Ambassade de France au Cambodge a remis officiellement une collection de photographies historiques au musée Preah Srey Isanvarman d’économie et de monnaie (Sosoro), sous l’égide de la Banque nationale du Cambodge (BNC). Cette cérémonie s’est tenue en présence de Mme Chea Serey, gouverneure de la BNC, et de M. Jacques Pellet, ambassadeur de France au Cambodge.
Un témoignage rare du Cambodge en 1974
Les photographies offertes, capturées il y a 50 ans par Christine Spengler, immortalisent un paysage à la périphérie de Phnom Penh, ravagé par un bombardement des Khmers rouges en 1974. Ses clichés, sombrse et chargés d’histoire, furent publiés dans le monde entier et demeurerent un témoignage saisissant de la tragédie qui frappa le Cambodge.
Christine Spengler, une artiste et témoin des drames humains
Christine Spengler se décrit comme « correspondante de guerre, artiste plasticienne et écrivaine ». Pendant quinze ans, elle a documenté en noir et blanc les grands conflits mondiaux, notamment au Cambodge, au Vietnam, au Tchad, en Irlande, au Liban et en Irak. Ses photographies, publiées dans les médias internationaux, incarnent une mémoire visuelle des fractures et douleurs du monde.

Contrairement à beaucoup de ses confrères, Christine Spengler a choisi de se concentrer sur les civils et, en particulier, les femmes affectées par les conflits, plutôt que sur les affrontements eux-mêmes. Avec des cadrages précis et une distance respectueuse, elle a su capturer l’humanité dans des contextes de guerre, affirmant la vie dans un monde marqué par la mort.
Une exposition en cours dans le cadre du Photo Festival Phnom Penh
M. Blaise Kilian, co-directeur du musée Sosoro, a remercié l’Ambassade de France pour ce don précieux. Il a également rappelé que certaines photographies sont présentées au grand public lors du Festival de la Photo de Phnom Penh, offrant ainsi une occasion unique de découvrir l’œuvre de Christine Spengler.
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