Édition internationale

Les forêts protégées de Siem Reap ne sont pas à l’abri du défrichement

Plus de 122 hectares de forêts auraient été défrichés illégalement dans trois sanctuaires de Siem Reap, relançant les interrogations sur la surveillance des zones protégées.

Photo Ministère EnvironnementPhoto Ministère Environnement
CC : Facebook Ministère de l'environnement
Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 14 août 2026

Selon un communiqué Facebook du ministère de l’Environnement du Cambodge, des patrouilles menées du 26 juin au 26 juillet ont révélé que plus de 122 hectares de forêts avaient été défrichés et cultivés illégalement dans trois sanctuaires de Siem Reap.

L’équipe réunissait des gardes forestiers du département provincial de l’Environnement, des forces du commandement unifié provincial, des membres des Forces armées royales cambodgiennes, des autorités locales ainsi que des habitants des communautés voisines.

L’équipe d’intervention a aussi découvert deux affaires liées à l’utilisation de poison dans la zone protégée.

Des sanctions prévues par le droit cambodgien

Le ministère de l’Environnement rappelle que les infractions visant les ressources naturelles sont passibles de sanctions prévues par le Code de l’environnement et des ressources naturelles.

 

cc : Facebook Ministère de l'Environnement

Les autorités souhaitent accroître la production et la distribution de plants d’arbres auprès de la population. Cette politique vise à renforcer la couverture végétale, à soutenir les moyens de subsistance des communautés et à favoriser une gestion durable des ressources naturelles.

Une découverte tardive qui interroge la surveillance à Siem Reap

La découverte de plus d’une centaine d’hectares défrichés soulève des questions sur l’efficacité du contrôle des zones protégées. Une telle superficie ne peut généralement pas être transformée en terres agricoles en quelques jours.

Les autorités indiquent avoir mené des patrouilles sans préciser depuis quand les défrichements avaient commencé ni pourquoi ces activités n’avaient pas été repérées plus tôt.

Les procédures judiciaires devront établir la chronologie des faits, l’identité des responsables et la durée de l’occupation illégale. Au-delà des sanctions, cette affaire souligne la nécessité d’un suivi régulier des sanctuaires de Siem Reap afin d’empêcher la conversion progressive de nouvelles parcelles forestières en terres agricoles.

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