Le Cambodge enregistre une baisse des infractions liées aux ressources naturelles en 2025. Coopération renforcée, nouvelles technologies et stratégie environnementale expliquent cette évolution.


Bonne nouvelle pour la protection de l’environnement au Cambodge. Le ministère de l’Environnement annonce que plus de 2 000 infractions liées aux ressources naturelles ont été traitées en 2025, soit près de 400 de moins qu’en 2024. Un recul significatif que les autorités attribuent à une mobilisation collective renforcée sur le terrain.
Selon le ministère, cette évolution positive repose sur une coopération accrue entre les services de l’État, les autorités locales, les communautés riveraines et les organisations non gouvernementales engagées dans la protection de l’environnement.
Des patrouilles plus ciblées sur le terrain
Au total, les gardes des parcs ont mené 1 855 opérations de patrouille au cours de l’année. Ces interventions ont permis de constater 2 152 infractions environnementales, réparties entre 751 délits forestiers, 737 infractions liées à la faune sauvage, 334 cas d’empiètement foncier, 322 infractions à la pêche et 15 infractions en lien avec l’exploitation minière.
Le porte-parole du Ministère de l’Environnement, Khvay Atitya, précise que 133 dossiers et 95 suspects ont été transmis aux autorités judiciaires pour poursuites.
« Ces efforts conjoints visent à faire appliquer les lois sur l’environnement et les ressources naturelles afin d’assurer une conservation durable et de préserver les moyens de subsistance des populations locales », souligne-t-il.
Technologies et coordination au service de la protection
Pour renforcer l’efficacité des contrôles, le ministère s’appuie depuis deux ans sur des outils technologiques, notamment des drones et des cartes satellitaires, afin de repérer les zones suspectées de déforestation. Ces dispositifs permettent une intervention plus rapide et mieux ciblée des autorités compétentes.
Cette approche coordonnée bénéficie également au Comité national pour la prévention et la répression des crimes liés aux ressources naturelles, ainsi qu’aux autres institutions impliquées dans la lutte contre les atteintes à l’environnement.
Une stratégie tournée vers le long terme
Parallèlement aux actions de terrain, le ministère déploie la stratégie de Croissance verte dans le cadre de la Stratégie circulaire pour l’environnement 2023–2028. L’objectif est d’améliorer la gestion des aires naturelles protégées, de développer les programmes de reboisement et de renforcer les conditions de vie des communautés vivant à proximité de ces zones sensibles.
Des chiffres encore élevés en 2024
En comparaison, l’année 2024 avait enregistré un volume plus important d’infractions. Les patrouilles avaient alors mené 14 406 opérations et les autorités étaient intervenues dans 2 545 affaires, dont 752 délits forestiers, 700 infractions liées à la faune sauvage, 754 empiètements fonciers, 327 infractions à la pêche et 12 infractions minières.
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