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Les éléphants du parc archéologique d’Angkor mis à la retraite

Par Lepetitjournal Cambodge | Publié le 20/11/2019 à 07:42 | Mis à jour le 21/11/2019 à 04:10
Photo : Crédits : Dennis Jarvis / Flickr Creative Commons
elephants interdiction angkor promenades

L’autorité Apsara a annoncé le 13 novembre que les promenades à dos d’éléphants dans le parc archéologique d’Angkor prendront fin à partir de début 2020.

L'autorité Apsara, l'organe gouvernemental qui supervise le site archéologique d’Angkor, a annoncé le 13 novembre que les promenades à dos d’éléphant ne seront plus proposées aux touristes dans le parc d’Angkor à partir de début 2020,

Les quatorze pachydermes utilisés sur le site archéologique doivent à terme être transférés dans la forêt de Bos Thom, à une quarantaine de kilomètres. Cinq éléphants vivent déjà dans leur nouvel environnement.

Les promenades à dos d’éléphants, souvent proposées aux touristes en Asie du Sud-Est, sont jugées cruelles par de nombreuses ONG de défense des animaux. Le dressage des éléphants ainsi que les charges qu’ils doivent transporter sont régulièrement critiqués par les associations.

Les éléphants d’Asie sont inscrits sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature, classés comme une espèce menacée. En 2016, un éléphant est mort d’une crise cardiaque alors qu’il transportait des touristes dans le parc archéologique d’Angkor par une chaleur extrême.

Selon le ministère cambodgien de l’environnement, il reste entre 400 et 600 éléphants au Cambodge. Les plus importantes menaces qui pèsent sur les éléphants asiatiques sont la perte, la fragmentation et la dégradation de leur habitat, le braconnage et la perte de viabilité génétique, conséquence de l’isolation des pachydermes et du déclin de leur population.

 

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2 Commentaire (s)Réagir
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Makaya quoi ven 22/11/2019 - 17:00

En resume de cet article , la menace pour les elephants ne vient pas des promenades... donc encore des ONG qui n ont rien compris au film : c est la minorite d idealistes qui a encore reussi a decider contre la majorite avec les operations de lobbying et de communications que l on connait. Les elephants seront ils mieux soignes ds la foret (ou ce qu il en reste).... il serait bien presomptueux de l affirmer avec certitude.

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Memphis capitaine ven 13/12/2019 - 10:02

Bonjour Makaya quoi, En fait le problème n'est pas relatif aux soins ou plutôt au manque de soins administrés aux éléphants à Angkor ou ailleurs. Mais à l'ignominie du phajaan, cette technique de dressage qui consiste à soumettre l'éléphanteau pour qu'il perde ses sens naturels. Car au naturel l'éléphant est clairement hostile à l'homme c'est comme ça c'est la nature et c'est un fait incontestable. Il est normalement très difficile d'approcher un éléphant à quelques mètres sans qu'il devienne méfiant voire agressif. Ce phajaan est pratiqué notamment en Thaïlande sur les éléphanteaux, arrachés évidemment à leur mère, enfermés dans une cage qui fait leur taille pas plus, affamés, et battus/piqués pendant 6 jours consécutifs sur des points sensibles pour leur faire perdre toute réaction naturelle. Cette pratique est dispensée pour 3 buts précis : le travail, la mendicité, et le tourisme. Le postulat de l'Autorité Apsara est plutôt pragmatique. Il est de dire que si on empêche les touristes d'effectuer des activités pour lesquelles les éléphants ont été dressés/torturés petits, peut-être que la pratique du phajaan s'amenuisera. Les acteurs touristiques qui pratiquent par exemple les balades à dos d'éléphants sont d'excellents clients pour les dresseurs d'éléphants. Si la demande baisse, l'offre baissera très certainement aussi. Mes amitiés, Memphis.

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