Face à la flambée des prix de l’énergie, Phnom Penh mobilise 47 millions de dollars mensuels pour soutenir consommateurs et entreprises.


Le Département général des douanes et des accises du Cambodge (GDCE) a annoncé avoir mobilisé environ 47 millions de dollars par mois afin d’atténuer les effets de la hausse des prix du carburant, liée au conflit au Moyen-Orient, selon un communiqué publié mercredi.
Une politique fiscale ciblée
Ces subventions prennent la forme de réductions des droits de douane et des taxes à l’importation sur le pétrole et le gaz. Elles s’accompagnent également d’un allègement fiscal sur plusieurs équipements, notamment les véhicules électriques, les voitures hybrides rechargeables, les cuisinières électriques et les dispositifs alimentés à l’énergie solaire.
Selon le GDCE, « ces mesures ont été prises pour alléger le fardeau des entrepreneurs et des consommateurs face à la hausse des prix mondiaux du carburant ». L’administration précise qu’elles visent aussi à garantir la continuité de l’approvisionnement en pétrole et en gaz.
Une flambée des prix à la pompe
D’après le ministère du Commerce, le prix du diesel atteint désormais 8 200 riels (2,05 dollars) le litre, soit une augmentation de 113 % depuis la fin du mois de février.
L’essence ordinaire s’établit à 5 500 riels (1,37 dollar) le litre, en hausse de 42,8 %. De son côté, le gaz de pétrole liquéfié (GPL) est vendu à 3 900 riels (0,97 dollar) le litre, enregistrant une progression de 95 %.
Une dépendance totale aux importations
Le Cambodge dépend entièrement des importations pour son approvisionnement en pétrole et en diesel, ce qui le rend particulièrement vulnérable aux fluctuations des prix sur les marchés internationaux.
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