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Cambodge - Bahreïn : l’apprentissage continue

Par Thibault Bourru | Publié le 11/09/2019 à 04:16 | Mis à jour le 11/09/2019 à 10:18
foot_bahrein_cambodge

Battue 1 à 0 à domicile par l’équipe nationale de Bahreïn, la sélection cambodgienne pointe à la 4e place du groupe C de qualification pour la coupe du monde 2022 au Qatar. Si leur nouvelle identité de jeu, prônée par le sélectionneur Felix Dalmàs, continue à se faire sentir cinq jours après leur prestation de haute voltige face à Hong Kong (1-1), les Royals ont eu les jambes très lourdes en seconde période.

Devant près de 55 000 supporters présents au stade olympique de Phnom Penh, les joueurs cambodgiens n’ont pas eu la force nécessaire pour aller arracher un point contre une équipe de Bahreïn très bien organisée et sûre de ses qualités. Les Royals paraissaient largement émoussés dès le début de la seconde période, une conséquence certaine du changement de philosophie de jeu qu’essaie d’inculquer le sélectionneur argentin Felix Dalmàs depuis son arrivée au royaume l’année dernière.

Un plan de jeu dogmatique

C’était l’idée répétée en conférence de presse d’avant-match par le sélectionneur et son capitaine, le numéro 5 cambodgien Soeuy Visal. « Nous allons suivre à la lettre les directives, comme d’habitude. Apporter un rythme soutenu à la rencontre et presser très haut. Nous souhaitons appliquer le plan du coach pour pratiquer du beau football », lâchait le défenseur avant la rencontre. Ce plan de jeu, très strict, s’est fortement ressenti sur le terrain, hier comme jeudi dernier contre Hong Kong. Celui-ci est, dans la théorie et le fond, comparable à un style de jeu phare du début de la décennie prôné par des entraîneurs maestros comme Guardiola, ou Bielsa. Les Cambodgiens sont très bien entrés dans le match hier imposant leurs concepts en début de partie. Pressing concentré à la perte du ballon, des joueurs toujours en mouvement proposant des solutions au porteur du ballon, des enchaînements de passes courtes dans des petits périmètres pour se sortir de l’étau bahreïni. L’excellent arrière-gauche Sath Rosib, passeur décisif lors du dernier match et buteur face au Pakistan au tour précédent, a très bien réussi à combiner sur son côté notamment avec la surprise de la soirée Sieng Chanthea, 16 ans, titulaire d’entrée.

Mais cette philosophie de harcèlement permanent contient de nombreuses contraintes qui sont d’autant plus visibles lorsque l’équipe ne dispose pas d’un niveau technique individuel suffisant. Les courses incessantes à la perte du ballon, les appels dans le dos des défenseurs, et l’engagement physique total usent les corps et cela s’est vu après la première demi-heure de jeu. Les joueurs de Bahreïn, sans se presser, ont su laisser passer l’orage cambodgien et remettre le pied sur le ballon. Après quelques occasions manquées, les Bahreïnis ont pu régler la mire et ouvrir le score par l’intermédiaire de Kamil Al Aswad à la 78e minute. Ils n’ont d’ailleurs jamais été inquiétés par la suite. Cette domination sans partage en seconde période est très certainement due au plan de jeu totalement dogmatique de Felix Dalmàs. À la récupération du ballon dans leurs 16 mètres, les Royals n’ont jamais essayé de dégager loin le ballon, ils ont plutôt cherché les passes courtes, latérales, verticales, pour se défaire du pressing bahreïni. Le gardien n’a dans ce sens jamais effectué de très longs renvois vers la moitié de terrain adverse, mais a plutôt cherché à relancer court. Avec la fatigue accumulée, cela leur a valu de nombreuses pertes de balles qui ont profité aux visiteurs.

Le résultat au second plan

Mais cette défaite n’est pas importante dans le projet que Dalmàs a décidé de mener depuis un an. Certes le Cambodge se retrouve avant-dernier du groupe C de qualification à la prochaine coupe du monde, mais pour la 173e nation FIFA l’essentiel n’est pas là. « On veut prendre des points bien sûr mais l’important n’est pas le résultat. On sait que respecter au mieux notre style de jeu et notre système théorique est notre but premier et cela va prendre beaucoup de temps. Ce processus est important et nous nous améliorons à chaque match », déclarait-il en conférence de presse d’avant-match. L'important n'est pas le résultat mais le respect d'une philosophie de jeu vouée à surprendre, satisfaire et rendre heureux le public khmer. Car c’est bien un Cambodge métamorphosé que nous avons vu sur le terrain jeudi dernier et hier soir. Un travail d’un an qui commence à peine à se ressentir sur le rectangle vert et au vu d’où vient la sélection en terme de niveau de jeu, la progression est massive bien qu'incomplète.

 

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Dans l’autre match de la soirée, l’Iran est allé s’imposer 2 à 0 sur la pelouse de Hong Kong pour son entrée en lice dans la compétition.

 

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