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A Bakheng, une usine géante de traitement de l'eau pour Phnom Penh

Par Pierre Motin | Publié le 21/11/2019 à 12:23 | Mis à jour le 22/11/2019 à 02:40
Photo : SIgnature du contrat de construction de l'usine de traitement d'eau potable de Bakheng à l'hôtel Raffles - le Royal jeudi 14 novembre 2019. Crédits : Pierre Motin / Flickr Creative Commons
vince traitement eau cambodge

Pour répondre à la demande en eau dans l’agglomération de Phnom Penh, la régie des eaux de la capitale a signé le 14 novembre un contrat pour la construction d’une usine de traitement d’eau potable.

La régie des eaux de Phnom Penh (PPWSA) a signé jeudi 14 novembre un contrat d’un montant de 156 millions de dollars pour la construction de l’usine de traitement d’eau potable de Bakheng. La construction de l’usine sera réalisée par Vinci Construction Grands Projets.

L’usine de traitement des eaux doit permettre de répondre à la demande croissante en eau de l’agglomération de Phnom Penh. La capacité de production la régie des eaux doit passer de 600 000 mètres cubes par jour à un million de mètres cubes par jour d’ici 2024. Si la ville de Phnom Penh est actuellement approvisionnée en eau potable, ce n’est pas le cas pour l’ensemble de sa périphérie. La capacité de production d’eau potable de la régie des eaux de Phnom Penh (PPSWA) a doublé entre 2012 et 2017.

La localité de Bakheng, située à une dizaine de kilomètres au nord du pont japonais, a été retenue en raison de la disponibilité de terrains, de la présence de grands axes routiers permettant l’installation de conduites de gros diamètres de part et d’autre du Tonle Sap, et surtout en raison de la qualité et de la durabilité de la ressource en eau. En effet le Mékong, à l’amont de Phnom Penh, n’est pas affecté par les pollutions de la ville. L’usine de Bakheng a été conçue pour être construite en deux étapes, afin d’assurer un début de production à hauteur de 50% de la capacité totale dès 2022.

Le budget total de cette première phase de travaux est de 245 millions de dollars et couvre, outre la construction de l’usine et la supervision du projet, les coûts de l’extension du réseau de transmission et de distribution d’eau potable qui sera nécessaire pour distribuer l’eau produite. Ce projet contribuera ainsi à atteindre l’objectif de 100% de couverture du territoire de Phnom Penh en 2025 fixé par le gouvernement.

Deux bailleurs, la Banque européenne d’investissement et l’Agence française de développement, ont octroyé au gouvernement cambodgien deux prêts de 100 millions et 85 millions de dollars respectivement, tandis que l’Union européenne a décidé d’abonder ces prêts par un don de 15 millions de dollars qui permettra d’installer le réseau d’eau potable dans les quartiers les plus défavorisés de la capitale. PPWSA contribue au projet par un investissement sur fonds propres à hauteur d’environ 45 millions de dollars.

« Je suis fière de la contribution de la France en matière du traitement des eaux à Phnom Penh, a déclaré l’ambassadrice française au Cambodge Eva Nguyen Binh à l’occasion de la signature des contrats. Pour nous, il s’agit d’une reconnaissance de la qualité de service dont font preuve les entreprises françaises. » 

L’ambassadrice européenne au Cambodge Carmen Moreno a quant à elle souligné qu’il s’agissait du plus important projet européen dans le pays aujourd’hui, et que l’accès à l’eau potable a été reconnu comme faisant partie des droits fondamentaux.

En 2019, à l’issue d’un appel d’offres international, Vinci Construction Grands Projets a été retenue pour la construction de l’usine de Bakheng, qui sera sa troisième réalisation au Cambodge après les usines de Niroth 2 et Chamcar Mon. Le groupe Vinci est par ailleurs présent au Cambodge à travers sa filiale Vinci Airports qui opère les trois aéroports de Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville.

Comme les précédentes, l’usine de Bakheng disposera d’un haut niveau de technologie incluant notamment un pilotage entièrement automatisé. La régie des eaux de Phnom Penh espère pouvoir ainsi maintenir son rang de modèle régional en matière de production et de distribution d’eau potable. La qualité de l’eau distribuée est notamment conforme à tous les standards internationaux et le taux de pertes du réseau est inférieur à 10% (environ 20% en France par exemple).

 

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