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Arts4peace, un festival pour la renaissance des arts cambodgiens

Par Virginie Vallée | Publié le 31/10/2019 à 20:00 | Mis à jour le 31/10/2019 à 20:00
Photo : Bangsokol : A Requiem for Cambodia. Crédits : Tey Tat Keng
arts4peace cambodge

Le festival Arts4peace organisé par Cambodian Living Arts se déroulera à Phnom Penh du 14 au 24 novembre. Bangsokol, une oeuvre symphonique en mémoire des victimes des Khmers rouges, sera à cette occasion présentée pour la première fois au Cambodge.

Depuis 20 ans, Cambodian Living Arts s’attache à promouvoir la renaissance de l’art et de la culture cambodgienne. Le festival Arts4peace, qui se tiendra à Phnom Penh du 14 au 24 novembre en est l’illustration. Des ateliers, des conférences, des concerts, des spectacles de danse ainsi que des représentations de pièces de théâtre et d’opéra yike seront organisés. Le centre de conférence Chaktomuk accueillera par ailleurs trois représentations de Bangsokol, un requiem en l’honneur des victimes du régime khmer rouge.

« Le festival est une célébration de la régénération culturelle du Cambodge, explique Hermione Brooks, responsable de la communication pour Cambodian Living Arts. Nous voulons rendre hommage aux trois générations d’artistes qui ont permis de faire vivre, transmettre et développer ces arts. »

Il y a 40 ans tombait le régime des Khmers rouges, qui a détruit des pans entiers de la culture cambodgienne, notamment dans les domaines de la musique, du théâtre et de la danse. Aujourd’hui, Cambodian Living Art peut compter sur la troisième génération d’artistes qui, depuis 20 ans, recherchent, se réapproprient et transmettent des savoir-faire traditionnels que l’on pensait disparus. 

Le festival est notamment l’occasion pour Pinha So, responsable du programme des connaissances, du réseau et de politique de Cambodian Living Arts, de présenter son travail Unsung Heroes à l’institut des langues étrangères de Phnom Penh. Pinha So et toute une équipe de chercheurs ont parcouru l’ensemble des 25 provinces du Cambodge à la recherche de héros anonymes, des personnes qui participent à la sauvegarde du patrimoine culturel en conservant des photos, des vidéos ou en continuant à jouer d’un instrument traditionnel ou encore à danser, et qui ont accepté de partager leurs connaissances. 

L’opéra traditionnel yike Mak Theung, qui mêle musiques et instruments traditionnels à des arrangements plus modernes sera présenté après une après-midi consacrée à des discussions sur le thème du dialogue intergénérationnel le 15 novembre.

Le requiem Bangsokol, qui sera joué les 21, 22 et 23 novembre, est le fruit de la rencontre du compositeur Him Sophy et du réalisateur Rithy Panh. Le travail de ces deux hommes a consisté à rendre hommage aux victimes des Khmers rouges l’un grâce à la musique, l’autre avec des projections. L’union de ces arts a donné naissance à un requiem qui, tout en témoignant d’un passé douloureux, est porteur d’un message d’espoir pour les peuples qui connaissent des périodes troubles. Le terme de Bangsokol désigne le tissu qui recouvre les morts et que le moine retire lentement lors de la cérémonie funéraire pour accompagner le mort vers son nouveau corps pour sa prochaine vie.

Les places pour les différents événements sont d’ores et déjà en vente sur le site du festival Arts4peace

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