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Le Liban, une mosaïque confessionnelle

Par Charbel Moussalem | Publié le 31/10/2017 à 20:58 | Mis à jour le 01/11/2017 à 21:55
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Le pays se distingue par son système politique basé sur le confessionnalisme : les  différentes communautés religieuses du pays se partagent le pouvoir selon leur poids démographique et politique.
 

18 communautés reconnues

L’Etat libanais reconnait 18 communautés religieuses sur son territoire :

- Les communautés chrétiennes : maronite, grec-orthodoxe, grec-catholique (ou melkite), arménienne apostolique, arménienne catholique, syrienne-orthodoxe, syrienne-catholique, assyrienne, chaldéenne, copte orthodoxe, latine et protestante.

- Les communautés musulmanes : chiite, sunnite, druze, ismaélienne et alaouite.

- La communauté juive est également reconnue, mais le nombre de ses membres ne dépasse pas la centaine.

 

Répartition territoriale

- Les chiites sont principalement repartis entre la partie sud de Beyrouth,  le sud du pays et la région de la Békaa.  

- Les sunnites sont majoritairement concentrés dans la partie ouest de Beyrouth et le Liban-Nord.

- Les druzes sont principalement installés dans les régions d’Aley et du Chouf, dans le sud du Mont-Liban.

- Les chrétiens, principalement maronites et orthodoxes, peuplent principalement le Mont-Liban, ainsi que plusieurs enclaves dans les régions à majorité musulmane.

D’après le dernier recensement officiel, datant de 1932, le pays compte près de 40% de chrétiens pour 60% de musulmans. Aucun nouveau recensement n’a été effectué depuis.

 

 Le système confessionnel

Le Liban est une démocratie parlementaire monocamérale (avec une seule chambre législative) basé sur le confessionnalisme.

Le système confessionnel est inscrit dans la Constitution libanaise dans l’article 95 qui stipule une représentation équitable des communautés dans les emplois publics et la composition du gouvernement.

Les articles 9 et 10 assurent la liberté d’expression et d’enseignement à condition qu’elles ne portent pas atteinte à l’entente confessionnelle.

Signé en 1989, l’accord de Taëf, qui a mis fin à la guerre civile, prévoit la création d’un Sénat représentant les communautés du pays, le Parlement devant représenter les territoires. Mais cette assemblée n’a pas encore vu le jour.
 

Néanmoins, la Constitution stipule dans son préambule que « la suppression du confessionnalisme politique constitue un but national essentiel pour la réalisation duquel il est nécessaire d’œuvrer suivant un plan par étapes. ».

Au Liban, la présidence de la République est réservée aux maronites, la présidence du Conseil des ministres aux sunnites et la présidence du Parlement aux chiites.
 

La répartition des sièges au Parlement

Le Parlement compte 128 députés – 64 chrétiens et 64 musulmans - élus pour quatre ans.

27 sunnites

27 chiites

8 druzes

2 alaouites

35 maronites

14 grec-orthodoxes

8 grec-catholiques

5 arméniens orthodoxes

1 protestant

1 minorité chrétienne
 

 

                               Les communautés religieuses au Liban en 2002

                                          Les communautés religieuses au Liban en 2002 - Source : La Documentation françaises
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