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Clôture de la 13ème édition du Festival du Film Libanais

Par Rédaction LPJ Beyrouth | Publié le 25/09/2018 à 10:06 | Mis à jour le 25/09/2018 à 10:13
FFL

 

COMMUNIQUE


Le Festival du Film Libanais vient de clôturer sa 13ème édition qui s’est déroulée du 17 au 21 Septembre 2018 à Beirut Souks Cinemacity.  


Fondé par la maison de production néabeyrouth, (Pierre Sarraf, Nadim Tabet et Wadih Safieddine), dix-sept ans après la première édition le Festival du Film Libanais (LFF) demeure une plateforme incontournable du cinéma libanais et du cinéma tourné et produit au Liban. Géré depuis 2012 par Bande-à-Part Productions, le Festival grandit et développe cette année un partenariat avec Films Femmes Francophones Mediterranée également (FFFMed, présidée par Carol Mezher auparavant coordinatrice du LFF) pour une mise en place d’une résidence d’écriture cinématographique qui a eu lieu à Deir el Qamar produite également par Bande-à-Part Productions.

A la tête de cette édition du Festival, la directrice, Wafaa Halawi, a décidé de consacrer l’édition à la femme, voire au « féminin » en nous sans toutefois en exclure l’homme qui est un partenaire présent au Festival. C’est en ce sens que deux femmes puissantes étaient les invitées d’honneur du festival ; Nadine Labaki pour l’ouverture avec « Capharnaüm » et Heiny Srour, pour la clôture.

Suite à la cérémonie des remises des prix, le festival a projeté le film de Srour, une des premières réalisatrices libanaises et la première femme du monde arabe et des pays du Sud, sélectionnée en compétition au Festival de Cannes (1974) avec son film « L’heure de la libération a sonné » restauré par la Cinémathèque Française. 

Contrairement à l’image que véhicule la classe politique en décalage souvent avec la société qu’elle est supposée représenter, les 65 films projetés au Lebanese Film Festival sont eux le miroir de ce que nous sommes. En effet, les films traitent à la fois, certes, toujours, de la guerre civile aux fantômes omniprésents, par le biais de films qui interrogent le passé ; de jeunes réalisateurs tentent en vain de comprendre ce qui a pu mener à cette monstruosité, avec une quête de la « vérité » jamais atteinte (“La Disparition de Goya de Toni Geitani).
La résistance contre Israël est présente dans plusieurs films libanais (Alaa Mansour, Ainaita, Tshweesh de Feyrouz Serhal) ) et palestiniens (Bonboné de Rakan Mayasi, I Signed The Petition de Mahdi Fleilfel, une réflexion sur l’acte de boycott). Le drame syrien est lui aussi présent dans la programmation avec “Alep Terminal” de Zalfa Seurat et “Seul Le Silence” de Katia Jarjoura, qui revient sur la question des réfugiés syriens à Paris. Le film de Michel Tabet et Olfa Lamloum fait le bilan, quant à lui, de la rébellion tunisienne.
À ce drame fait écho des films qui illustrent une méditerranée “anthropophage”. Dans le très poétique “What Happened to a Displaced Ant”, Shirin Abou Chakra dénonce la fermeture des frontières européennes transformant la mer en voie de la mort.
Les questions sociales sont également développées : la corruption de la guerre qui produit un énorme écart entre les classes sociales (« The Servants » de Marwan Khneiser).
D’autres films concernent des thématiques universelles : l’exil, les problèmes de couple (“Abroad” de Zayn Alexander”, “Before we heal”, Nadim Hobeika, “Bad Trip” de Georges Hazim), l’identité, (« Photo Passport »: de Ali Zreik), ou encore l’esthétique comme seule finalité (“11 Minutes” de Mounia Akl).
Enfin, cette année, le festival projette pour la première fois des séries web, dont “Zyara” de Muriel Aboulrouss, un projet avant tout artistique cependant au service de l’humanitaire. Chaque histoire panse les plaies d’un personnage violenté et marginalisé. 

Les Prix
Pour cette édition, le jury (Hadi Zaccak, Darine Hoteit, Nadia Turincev, et Cynthia Zaven) a décerné les prix suivants :
- Meilleur Documentaire à Tamara Stepanyan - Those From The Shore – l’histoire de réfugiés arméniens à Marseille. 
- Meilleur Film à Fadi Baki – « Last Days of the man of tomorrow » -une enquête fantaisiste sur la légende de Manivelle, un robot offert au Liban en 1945 par Charles de Gaulles.

- Meilleur Film Expérimental à Nadia and Laila Hotait – « La nuit entre Ali et moi » - une reconstitution fictive d’une grande originalité cinématographique de l’histoire d’un évènement-clef : la prise d’otage de la banque of America à Beyrouth.

- Meilleur Premier Film à Meedo Taha – « The Incident » - Un film qui résume à lui seul le harcèlement des femmes, leur jugement par une société conservatrice, et la xénophobie. 

 

Du côté de FFFMed, le projet qui a le plus convaincu les consultants est celui de la brésilo-libanaise Daniella Saba pour son film ’L’Enfant du Village’’. Une Mention Spéciale a été décernée à Pauline Racine & Hella Tounessi pour leur projet de film‘’Palm Beach’’


www.lebanesefilmfestival.org

www.fffmed.com

 

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