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Que retient-on des premiers jours de la Berlinale ?

Par Apolline Lamy | Publié le 16/02/2022 à 14:00 | Mis à jour le 16/02/2022 à 14:00
Photo : © Erik Weiss / Berlinale 2022 - Charlotte Gainsbourg à la première du film Les passagers de la nuit (The Passengers of the Night) de Mikhaël Hers
Charlotte Gainsbourg répondant à une interview sous un chapiteau rouge

La 72ème édition de la  Berlinale a commencé jeudi dernier. Celle-ci s’est ouverte avec le film « Peter Von Kant » de François Ozon. Retour sur cette première semaine.

 

Sans public l’an dernier, seulement en ligne, le festival était attendu et c’est avec de nouvelles modalités qu’il revient. Tous les tickets se vendent désormais en ligne, finies les longues files d’attentes en espérant avoir une place.

 

Ozon ouvre le bal

Il était d’autant plus difficile de s’en procurer une pour le film d’ouverture de François Ozon « Peter von Kant ». L’équipe du film composée de Denis Ménochet, Isabelle Adjani, Khalil Gharbia et Hanna schygulla  a été accueillie par le public berlinois avec beaucoup d’entrain.  Le 22ème long métrage de François Ozon est l’adaptation de la pièce de théâtre Les Larmes amères de Petra von Kant (Die bitteren Tränen der Petra von Kant) de Rainer Werner Fassbinder, déjà porté à l’écran dans un film sorti en 1972.

 

L'équipe du film Peter Von Kant
© Alexander Janetzky / Berlinale 2022 - Carlo Chatrian, Denis Ménochet, François Ozon, Khalil Gharbia et Mariette Rissenbeek à la première de Peter von Kant de François Ozon

 

Place à la nouvelle génération

Et ce n’est pas le seul film français à l’honneur. Le documentaire Allons enfants de Thierry Demaizière et Alban Teurlai a quant à lui ouvert la catégorie "Génération 14 plus" de la Berlinale. Rythmé par la musique hip-hop, le documentaire montre les jeunes danseurs du lycée Turgot à Paris dans leur quotidien entre salles de classe et studio de danse. Le concept de cette section danse étant de redonner le goût de l’école par le biais de la danse à des élèves en difficulté.

 

Filmé de très près, on a l’impression d’être dans la tête des élèves, d’être heureux quand ils gagnent et déçu lorsqu’ils perdent. Le comité statuera bientôt sur le meilleur documentaire de cette catégorie, à voir si les apprentis danseurs auront conquis le coeur du jury.

 

 

 

Isabelle Huppert privée de tapis rouge

En effet, le cinéma français est fortement représenté cette année, outre Peter Von Kant et Allons enfants, Isabelle Huppert est aussi à l’honneur et devait recevoir son ours d’or d’honneur mardi soir. Cependant, elle n’a pas pu se rendre à Berlin, car victime du Covid-19, elle est restée à Paris.

 

Nombreux de ses films sont diffusés, Elle (césar du meilleur film et de la meilleure actrice en 2017) est au cinéma Cinemaax de Postdamer platz vendredi soir ou encore le film de Claude Chabrol La cérémonie est retransmis ce dimanche au Zeughauskino.

 

Les acteurs et actrices français à Berlin

Mikhael Hers est lui aussi de retour sur le tapis rouge berlinois grâce à son film Les Passagers de la nuit porté par le beau duo formé par Charlotte Gainsbourg et Emmanuelle Béart. Le réalisateur était aussi aux commandes de Amanda qui avait fait briller Vincent Lacoste en 2018, cette fois-ci il établit une chronique familiale du Paris des années 80.

 

Elisabeth (Charlotte Gainsbourg) vient d’être quittée par son mari, elle atterrit dans une radio nocturne avec comme chef Vanda (Emmanuelle Béart) et doit assurer le quotidien de ses deux adolescents. Charlotte Gainsbourg y est très émouvante et on retourne avec plaisir dans ce monde d’antan, ce monde d’avant Internet et du boom de l’immobilier, ce monde des cassettes et des mobylettes.

On a pu lire dans différentes critiques qu’Hers avait su trouver la poésie entre les lignes du quotidien et de l’ordinaire, prises de vue originale de Paris dans les années 1980. On ne sait pas encore si Charlotte Gainsbourg gagnera un ours pour son interprétation mais Les Passagers de la nuit est à coup sûr l’un des films « feel good » de cette Berlinale.

 

Il n’y a pas que les réalisateurs à l’honneur, mais aussi une réalisatrice, Claire Denis, qui a saisi le public berlinois avec le film Avec amour et acharnement joué notamment par Vincent Lindon et Juliette Binoche.

Jean (Vincent Lindon) et Sara (Juliette Binoche) vivent ensemble depuis 10 ans. Jean et Sara s’aiment. Tout va pour le mieux dans leur vie, jusqu’au jour où François (ancien copain de Sara) revient dans leur vie et débute alors une passion incontrôlable entre François et Sara. Ce trio amoureux bascule dans le drame et le spectateur a le souffle coupé jusqu’à la scène finale. On pense à un polar sur les relations amoureuses, que s’est-il passé entre François et Sara, pourquoi réapparait-il tout à coup ? Réponses en salle.

 

 

 

Pour prendre vos places ou simplement vous renseignez sur le programme de la Berlinale, c'est par ici. Conseil spécial étudiant.e.s : les billets sont à moitié prix le jour-même, dans la limite des places disponibles. Premier arrivé, premier servi.

 

 

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Apolline Lamy

Etudiante toulousaine en Erasmus à Berlin, Apolline a plaisir à partager ses découvertes et excursions ainsi que les dernières actualités berlinoises.
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Emma Granier

Rédactrice en chef de l'édition Berlin.

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