A la découverte du club de Touch Rugby de Berlin avec Julia

Par Vianney du Manoir | Publié le 20/09/2022 à 14:39 | Mis à jour le 21/09/2022 à 14:41
Photo : Julia S. Présidente du club de Touch Rugby de Berlin © LPJ_Berlin - Vianney du Manoir
Portrait présidente club de touch rugby berlin

Spectaculaire, stratégique et sans contact, le Touch Rugby se développe de plus en plus en Europe et notamment au cœur de la capitale allemande. Rencontre avec Julia S. la présidente de l’équipe de Berlin.

 

Originaire d’Ottawa au Canada, Julia B. est arrivée à Berlin dans le cadre de son master durant l’été 2019. Mais à cause de l’épidémie de Covid-19 et comme beaucoup d’étudiants et de jeunes professionnels, elle a été confrontée à un double problème : l’impossibilité de continuer à pratiquer une activité physique régulière et la difficulté à rencontrer du monde en temps de pandémie. Après plusieurs recherches, elle est tombée sur une annonce du club de Touch Rugby de Berlin. Une structure qu’elle n’a plus quittée depuis.

 

Cardio, mixité et stratégie 

Assez peu connu en Europe, le Touch Rugby est pourtant particulièrement populaire dans l’hémisphère Sud (sport le plus pratiqué en Australie, avec près d'un million de joueurs). Cette déclinaison du rugby traditionnel a l’avantage de ne pas provoquer de contact. Ce qui fait que nombreux sont les anciens joueurs (et joueuses) de rugby qui se tournent vers ce sport et qui permet d’en faire une activité mixte. Les règles sont relativement simples : chaque équipe dispose de six « touches » pour aller marquer, en effectuant des passes uniquement vers l’arrière. Dès qu’un joueur est touché avec le ballon, il doit s’arrêter, poser la balle au sol et attendre qu’un de ses coéquipiers vienne remettre le ballon en jeu, tandis qu’une « touche » est retirée à l’équipe attaquante. Si l’équipe attaquante n’a pas réussi à marquer avec ses six possessions, la balle est rendue à l’équipe adverse. Un jeu qui semble presque enfantin, déclare Julia en souriant, nécessitant pourtant une grande stratégie : comme il n’est pas possible de créer des espaces par le contact, il est nécessaire de les provoquer en se déplaçant sur le terrain. Ce qui fait que si la masse musculaire reste moins importante que dans le rugby traditionnel, le sport n’en reste pas moins physique. « On court environ 7km par entraînement » confie Julia.

 

© Vianney du Manoir
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Un club familial, au cœur de Berlin

Fondé par un Australien émigré à Berlin en 2006, le club s’est depuis bien développé, souligne Julia. Au point d’avoir actuellement une quarantaine de joueurs et de joueuses à l’année qui se répartissent entre les deux entraînements hebdomadaires. De quoi envoyer une équipe compétitive sur les grands tournois en Allemagne et en Europe. Cette année, Amsterdam, Munich ou encore le championnat national sont au programme. Et au-delà de la compétition, c’est bien l’aspect convivial qui explique le succès du club. Julia rappelle ainsi que c’est l'esprit d’inclusivité et de bienveillance qui font de l’équipe une véritable « petite famille ». Le club organise par exemple une fois par mois un « Club Day » afin de faire découvrir le sport aux novices et renforcer les liens entre membres autour d’un barbecue. Une petite famille pour laquelle Julia n’a pas hésité à s’investir, devenant récemment présidente de l’association. Une belle manière de « rendre au club ce qu’il m’a donné ».

 

Pour ceux qui veulent s’y essayer, n’hésitez pas. Le club accueille les novices comme les experts, que vous ayez ou non déjà joué au rugby. Vous pouvez trouver la page Facebook ici, et la page Instagram du club ici.

 

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Vianney du Manoir

Vianney a intégré la rédaction en août 2022, après un parcours qui lui a donné le goût du voyage. Etudiant à Sc Po Strasbourg, il aspire à faire vivre les sujets qui le passionnent (culture, sport et questions sociétales) au travers de ses articles.
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Emma Granier

Rédactrice en chef de l'édition Berlin.

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