Bastien Fitoussi: "Pendant le Covid les Français ont découvert la magie de Madrid"

Par Vincent GARNIER | Publié le 03/04/2022 à 23:00 | Mis à jour le 04/04/2022 à 16:26
Photo : Bastien Fitoussi, city manager de "J'achète en Espagne", à Madrid / DR
bastien fitoussi, city manager de l'entreprise "j'achète en espagne", à Madrid

A 27 ans Bastien a déjà les idées claires et les moyens de ses idées. Arrivé à Madrid fin 2018 en provenance des Yvelines, avec un parcours commercial et la ferme envie de changer d'air, il accroche immédiatement avec la capitale espagnole, son ambiance, sa chaleur humaine et... ses prix au m2. "J'ai toujours souhaité investir dans l'immobilier", explique-t-il, "je tiens ça de ma grand-mère, pour qui la pierre représentait une valeur sûre".

 

Après une expérience dans l'immobilier locatif au sein d'une startup espagnole, Bastien est depuis l'automne dernier en charge à Madrid du développement de l'enseigne "J'achète en Espagne", qui connaît une forte croissance dans le pays. Pour lui, Madrid se caractérise par les opportunités uniques qu'elle offre en Europe, associant bas prix et forte qualité de services, tout en restant un marché encore mal connu : bref, l'endroit idéal pour prévoir son investissement immobilier en Espagne en 2022 !

 

En quelques années dans la capitale espagnole, Bastien a déjà accompli une partie non négligeable de son projet -"avoir une dizaine de studios à Madrid pour générer une rente mensuelle et construire un portefeuille autour de l'immobilier". Depuis deux ans, déjà propriétaire d'un studio sur la Latina, le jeune Parisien a démontré qu'il avait le nez pour les affaires, à commencer par les siennes. Mais Bastien a aussi prouvé être un bosseur acharné, disposé à assumer lorsqu'elles se présentent, les responsabilités. Ainsi, alors qu'il est chargé de l'acquisition de propriétés en BtoC à Madrid, la crise du Covid, le confinement et les restrictions de mobilité viennent bouleverser l'activité de la plateforme de location immobilière pour laquelle il travaille, positionnée sur les déplacements des personnes en Europe. Tandis que la pandémie vide de sa substance bonne partie de l'activité commerciale, et que les équipes réparties sur le continent fondent comme neige au soleil, Bastien prend les rênes des marchés français et belges de l'entreprise. "Il a fallu repartir de zéro", se rappelle-t-il, "rappeler les grands comptes, réactualiser les catalogues commerciaux, bref tout remettre à plat et tout réorganiser". S'il fait pour le coup ses preuves, il n'hésite pas non plus à passer la page pour relever le défi que lui propose un chasseur de tête sur LinkedIn, fin 2021 : "Développer dans la capitale une marque immobilière qui fonctionne déjà très bien sur la côte". "Tout est à faire", sourit le nouveau City manager de J'achète en Espagne, qui a de grandes ambitions pour la marque dans la capitale. "L'objectif est de monter une équipe de 5 ou 6 personnes d'ici la fin d'année", confie-t-il.

 

Des appartements sans vide locatif et avec une jolie rentabilité

En attendant, avec des locaux au sein du Club 567 sur la calle Velazquez -partenaire du hub d'entrepreneurs français la Peña Business Club- Bastien gère les premières demandes qui sont vite tombées : "Nous avons déjà un premier bien à la vente et 7 missions de recherche en cours", révèle-t-il. Avec des profils très internationaux et très francophones : "Il y a par exemple une Française de Madrid qui nous a missionné pour l'acquisition d'un appartement, mais aussi des personnes qui vivent aux Pays Bas ou en Belgique, ou encore un Marocain qui souhaite réaliser un investissement dans la capitale", décrypte l'agent immobilier. "Les demandes vont de 150.000 euros à 1,5 millions d'euros", continue-t-il, "de la maison à côté du Lycée français, avec jardin et piscine, au petit repère d'artistes à retaper. C'est d'ailleurs le plaisir de ce métier : il n'y a jamais deux recherches identiques". Pour Bastien Fitoussi, "Madrid est un superbe spot pour investir". Avec des tarifs notoirement plus attractifs que ceux pratiqués à Paris ou dans d'autres capitales européennes, la ville aux 300 jours de soleil par an se caractérise en outre par "un marché encore loin d'être mûr", estime-t-il. "Il y a de très jolis biens qui ne sont pas du tout mis en valeur et qui conservent encore un côté 'vieillot', sans aucune recherche", éclaire Bastien. "Avec un minimum d'investissement, un peu de sens de la décoration et une approche de ce dont peut souhaiter l'utilisateur final, il est possible de disposer d'un bien qui ait une sortie rapide sur le marché, sans aucun vide locatif et une jolie rentabilité", assure-t-il. Et pour en arriver là, J'achète en Espagne joue la carte de la prestation haut de gamme : "Les acheteurs sont comme un membre de plus dans la famille, pendant les 6 à 10 semaines que dure la mission", sourit le jeune homme.

 

Un prix moyen de 4000 € le m2

"Chaque acquéreur a un profil différent", analyse Bastien Fitoussi, "et il est important de bien comprendre ce que l'on recherche en termes de rentabilité, à court ou à moyen terme, des moyens de financement qui sont disponibles, de la capacité ou pas de réaliser des travaux, etc". "Avec un prix moyen de 4000 € le m2, il est possible d'avoir pour 200.000 euros un bien d'environ 50 m2, à l'intérieur de la M30, avec de très belles perspectives de location", illustre en tous cas le city manager. A la différence de Barcelone, qui se caractérise par un prix au m2 particulièrement linéaire (6000€ en moyenne), Madrid a en outre la particularité de connaître de grandes variations d'un quartier à l'autre. "Il reste de très belles opportunités dans des zones comme La Latina, Puerta de Toledo, Tirso de Molina ou Puerta del Angel par exemple", juge Bastien. Pour les locations de vacances, du style AirBnB, il faudra par contre patienter : "pour l'instant la législation est très restrictive", admet Bastien, "mais le secteur attend une nouvelle loi, qui devrait tomber en 2023, et qui devrait permettre d'assouplir les conditions d'exploitation". "Madrid n'était pas une destination où l'on voyageait forcément il y a quelques années encore", reconnaît-il encore. "Mais pendant la crise du Covid les Parisiens sont venus, ils se sont rendus compte de la magie de cette ville. Personnellement je ne la quitterais pour rien au monde". Et d'ajouter : "Il y a ici un potentiel énorme, et le potentiel, c'est maintenant".

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