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23F – Anniversaire de la tentative de coup d’Etat

Par lepetitjournal.com Madrid | Publié le 20/02/2019 à 16:00 | Mis à jour le 20/02/2019 à 16:13
Photo : Photo extraite du film "23F : la pelicula"
23f

Six ans après la mort de Franco, en pleine transition sociétale, une poignée de nostalgiques tentèrent de remettre en cause le processus démocratique. De façon contradictoire, cet épisode aura renforcé les structures permettant au pays de rentrer de plein pied dans l'ère de la modernité politique




"Que se sienten, ¡coño!". A cet ordre lancé aux députés, le lieutenant-colonel Antonio Tejero Molina tira un coup de revolver dans le plafond de l'hémicycle. Ainsi débute la tentative de coup d'Etat du 23 février 1981. Ancré dans l'histoire de la transition espagnole, cet épisode reste encore gravé dans les mémoires. Il aura duré en tout et pour tout dix-sept heures. Dix-sept heures qui ont failli remettre en cause la jeune démocratie espagnole, et qui ont été retransmises en direct sur les chaînes de télévision.

 


Tejero et ses 200 hommes ont profité en fait de l'investiture de Calvo Sotelo à la tête du gouvernement, pour maintenir en otage l'ensemble de la classe politique présente au sein du Congrès. A la tête de la conspiration, Suárez Alonso, chef du service de renseignement de la Guardia Civil, s'adressait quant à lui au peuple, mais surtout aux armées, via les canaux télévisés. Il s'est permis de le faire au nom du Roi, essayant d'unir la nation derrière lui.


Le rôle de Juan Carlos I



A une heure et quart du matin, après avoir surmonté les difficultés liées à la main mise des putschistes sur les moyens de communication, le Roi, étranger au coup d'Etat, prend enfin la parole. Et c'est en tant que capitaine général des armées qu'il ordonne aux troupes de rendre les armes. L'effet est immédiat. Seul Jaime Milans del Bosch, capitaine de la 3ème division, s'obstine et rentre en dissidence. Quatre heures. Puis il se rend à son tour.


Après avoir permis, à la mort de Franco, l'instauration d'un processus démocratique, Juan Carlos I intervenait donc encore de façon décisive. On comprendra de la sorte un peu mieux le plébiscite fort dont le Roi a joui pendant longtemps auprès de sa population.
Avec la victoire des socialistes du PSOE aux élections de 1982, les scandales de corruption qui entacheront ce gouvernement et l'apparition d'une opposition forte, incarnée par le PP, qui s'en suivra, l'Espagne connaitra alors le bipartisme politique. Le support populaire que connaîtront le PSOE et le PP assurera définitivement l'épanouissement de la démocratie.



Antoine Tesson

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