Phobie de l’engagement, ghosting en série… si on en croit la rumeur, le dating à Berlin, c’est comme trouver l’appart de ses rêves : un parcours semé d’embûches, de frustration et de déception. En résumé, un peu l’enfer sur terre. Réalité ou légende urbaine ? Petit tour d’horizon de la situation.


Le dating à Berlin, un joyeux bazar culturel
Berlin, c’est un patchwork de nationalités, de langues, d’expériences. Ajoutez à ça une ambiance très libre et un individualisme bien assumé, et vous obtenez une multitude de codes amoureux qui ne parlent pas la même langue – au propre comme au figuré. Un début de relation, c’est déjà un challenge ; alors quand on ajoute les gaps culturels, il y a de quoi être dérouté. Surtout quand on passe une première date à faire de l’escalade ou 30 km à vélo.
Une Russe qui s’énerve parce que vous avez proposé de partager l’addition. Un Italien qui vous trouve vraiment trop indépendante. Une Mexicaine qui part au quart de tour quand vous souriez à la serveuse. Un Allemand que vous avez du mal à situer entre « s’ennuie profondément » et « me trouve très à son goût ». Des clichés ? Non, tout ça, c’est du vécu.
N’empêche, c’est aussi passionnant. Et en vrai, des couples se forment et durent à Berlin. Comme quoi, tout n’est pas perdu. Mais dans ce contexte, mieux vaut faire preuve d’une (plus) grande ouverture d’esprit, et surtout rassembler son courage, ses capacités de communication, et clarifier les choses dès le début. Histoire de ne pas découvrir au bout de six mois que l’exclusivité que vous croyiez naïvement acquise... ne l’était pas.
La grande question : où faire des rencontres à Berlin ?
À Berlin, plus de 55 % de la population vit seule – ce qui laisse supposer un nombre significatif de célibataires. Le souci n’est donc pas le potentiel, mais plutôt de trouver chaussure à son pied. Globalement, deux écoles : planqué derrière son smartphone, ou dans la vraie vie.
Petite cartographie des apps (et de votre santé mentale)
Badoo, Tinder, Happn, Lovoo, Hinge, Feeld, OKCupid, FetLife... De la plus généraliste à la plus niche, les options ne manquent pas ! Il semblerait que Bumble, où les femmes font le premier pas, rafle le prix de l’app la plus prometteuse.
Il y en a pour tous les goûts, toutes les envies, toutes les orientations. On peut se concentrer sur une seule, ou multiplier ses chances (mais ça devient vite chronophage). Sachez juste que les faux profils sont légion, et qu’à un moment, le match de vos rêves peut vous proposer un investissement sûr dans les cryptos (version pour les hommes) ou vous demander de l’argent pour le tirer d’une situation abracadabrantesque (version pour les femmes).
Ajoutez à cela : ghosting, conversations qui ne mènent nulle part, deux jours d’intervalle entre chaque message, matches qui vous lâchent un « déso t’es pas mon style » en réponse à votre bonjour, dates décevantes. Oui, c’est aussi la réalité. Et oui, c’est parfois décourageant.
D’où l’intérêt d’être très (mais alors très) sélectif, et de se rappeler que ce n’est qu’un accélérateur de rencontres, pas un distributeur de contes de fées. Alors on n’y met ni trop d’espoirs, ni trop de rêves, pour s’éviter une pression inutile. Et surtout, n’oublions pas que les comportements limites que certains se permettent bien planqués derrière leur écran disent tout d’eux, rien de vos qualités.
Et dans la vraie vie alors ?
Oui, on peut encore se rencontrer sans algorithme. Si c’est vrai que les codes de la drague ne sont pas les mêmes à Berlin (surtout pour les femmes, qui passent de sursollicitées à transparentes ici), il y a quand même de bonnes vieilles recettes qui fonctionnent quand même.
→ Les amis d’amis – ça limite normalement les mauvaises surprises.
→ Les Meetups, une communauté multiculturelle et des événements qui vont de la rando à la dégustation vins en passant par le yoga, l’avantage c’est que vous ferez une activité qui vous plaît !
→ Les stand-up comedies – bon moyen pour voir si votre humour est compatible.
→ Les bars – parmi ceux qui reviennent souvent pour faire des rencontres : Süß War Gestern, 8mm, Zu Mir oder Zu Dir, Zum Starken August, Newton Bar.
→ Les clubs – un classique.
Et sinon n’importe où – le späti, la rue, le parc, la caisse de Rewe. Un sourire, une petite phrase bien placée (« Elles sont bonnes, ces gnocchis ? » ou « Wow tes chaussures, c’est quelle marque ? », en évitant l’approche lourde du compliment basé sur le physique).
L’important : sortez de chez vous, de votre train-train, pas avec l’objectif de trouver quelqu’un mais de faire quelque chose qui vous enthousiasme. Et sur un malentendu, en bonus, vous pourrez faire une belle rencontre, voire plusieurs. Allez, courage. Et si vous tombez sur un +1 génial à la caisse de Lidl, pensez à nous.
Le guide de survie : mental de fer et focus sur l’objectif
Le dating, c’est un peu comme le reste. Si on y va en se disant que c’est foireux ou perdu d’avance, c’est à peu près certain que c’est ce qu’il va se passer.
Berlin n’est pas une malédiction sentimentale, c’est juste une ville qui vous demande de savoir ce que vous voulez, de le communiquer clairement, et d’apprendre à rire de vos mésaventures. L’essentiel : ne pas désespérer. Alors on passe vite sur les expériences déplaisantes, et on garde le cap.
Et être célibataire à Berlin, c’est loin d’être une punition. Il y a mille trucs à faire, des expos à voir, des restos à tester, des concerts, des parcs... En attendant « LE » coup de cœur qui fait vibrer, ce ne sont pas les options qui manquent pour s’éclater en solo.
Et parfois, la meilleure rencontre, c’est celle qu’on fait avec soi-même. Si, si, promis.
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