Découvrez les 3 finalistes du Trophée Lifting up Legacy des Trophées des Français de l'est américain, parrainé par Delta Air Lines.


Avant que les lauréats ne soient dévoilés lors de la cérémonie le 1er octobre prochain au Consulat général de France, découvrez les profils exceptionnels des 3 finalistes du Trophée Lifting up legacy des Trophées des Français des Etats-Unis, parrainé par Delta Air Lines. Qui succèdera à Julien Icher ?

Pascale Blachez, Fondatrice et directrice de The Happiness Factory (New York)
Pascale Blachez est arrivée à New York avec son mari et leurs quatre enfants. Pianiste, elle a toujours transmis sa passion de la musique à ses enfants, avec lesquels elle a créé un jazz band familial. L’origine de son engagement est personnelle : son grand-père, « Papi Jean », a passé les dernières années de sa vie en maison de retraite. En lui rendant visite, Pascale a découvert la solitude de nombreuses personnes âgées et leur besoin de présence et de lien humain. En 2018, à Paris, elle décide avec ses enfants de venir jouer dans une résidence pour personnes âgées située en face de leur appartement. Le premier concert, organisé à Noël, rencontre un tel succès que d’autres jeunes rejoignent progressivement le projet, alors appelé « Pour nos aînés ».
Plus de 200 jeunes participent ainsi au projet en France. En 2022, la famille repart vivre à New York. Pascale doit alors tout reconstruire. Le Lycée Français de New York soutient rapidement l’initiative et plus de 80 de ses élèves participent aux concerts. Le projet s’ouvre ensuite à des jeunes de nombreuses écoles new-yorkaises. Face à cet engouement, Pascale crée The Happiness Factory, une organisation à but non lucratif 501(c)(3). Elle rassemble aujourd’hui plus de 400 jeunes musiciens âgés de 4 à 20 ans et intervient régulièrement dans 30 établissements pour personnes âgées à New York.
Plusieurs concerts sont organisés chaque semaine dans des maisons de retraite, senior centers, nursing homes et unités de memory care. Pascale a également créé un Bedside Program : de petits groupes de quatre à six jeunes musiciens se rendent directement dans les chambres des personnes qui ne peuvent plus se déplacer, afin de leur offrir quelques minutes de musique et surtout un moment de présence et d’échange. Le projet connaît une forte croissance : 17 concerts en 2023, 32 en 2024 et 50 en 2025, avec un objectif de 100 concerts en 2026. Des milliers de personnes âgées ont déjà été touchées par l’initiative.
Pascale est particulièrement fière d’avoir transformé un projet familial réunissant ses quatre enfants en une communauté de plus de 400 jeunes musiciens. Elle leur transmet une conviction essentielle : leur talent peut servir à apporter de la joie aux autres. À travers la musique, les jeunes développent leur confiance, leur empathie et leur sens du collectif, tout en créant un lien avec une génération qui les précède. C’est cette transmission entre générations, née d’une histoire familiale, qui constitue aujourd’hui le véritable héritage de son projet.
The Happiness Factory a reçu une subvention STAFE du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères en mai 2025 pour développer des concerts destinés aux personnes âgées francophones. Le projet a également été présenté dans French Morning en avril 2025, sur Spectrum NY1 en décembre 2025, où Pascale a été désignée « New Yorker of the Week », ainsi que sur CNN en décembre 2025. Aujourd’hui, The Happiness Factory représente plus de 400 jeunes musiciens, 30 établissements partenaires, des milliers de personnes âgées touchées et une centaine de concerts annuels comme objectif. Ce projet, né d’une histoire familiale entre la France et New York, est devenu une véritable passerelle entre les générations et un héritage que Pascale transmet désormais bien au-delà de sa propre famille.

Crystelle Desnoyer, bénévole au sein de l'association Hermione-La Fayette (New York)
installée à l’étranger depuis 20 ans, Crystelle Desnoyer a construit un parcours international qui l’a menée à vivre dans 10 pays, de Londres à la Chine, où elle a notamment travaillé au sein de l’équipe de France lors des Jeux olympiques de Pékin en 2008, avant de s’installer à New York.
Aujourd’hui Director, Strategic Partnerships & AI chez Adobe, elle a accompagné au cours de sa carrière plus de 20 entreprises dans leur développement international et occupé des fonctions de stratégie, de transformation et de partenariats chez Techstars et Kyndryl.
Mais au fil de ses années à l’étranger, son engagement s’est progressivement élargi à une autre mission : faire vivre les liens entre la France, l’Europe et les États-Unis et contribuer au rayonnement du patrimoine et du savoir-faire français à l’international.
À New York, Crystelle s’est notamment investie au sein de La French Tech New York, où elle a contribué au développement d’un écosystème passé de moins de 1 000 à plus de 5 000 membres en 18 mois. En juin 2026, elle a également contribué à l’organisation de l’European Innovation Summit, qui a réuni près de 375 participants issus de 13 pays européens, autour de l’innovation et de l’entrepreneuriat.
Aujourd’hui, elle met cette expérience et ce réseau au service d’une cause qui dépasse largement la technologie : la préservation de L’Hermione, symbole historique de l’amitié franco-américaine.
250 ans après la naissance des États-Unis, L'Hermione a besoin de vous
Réplique de la frégate qui conduisit le marquis de La Fayette vers l’Amérique en 1780, L’Hermione incarne une histoire commune aux deux pays. Face aux difficultés financières qui menacent aujourd’hui son avenir, Crystelle a choisi de s’engager bénévolement pour contribuer à mobiliser aux États-Unis des entreprises, mécènes, institutions, médias et membres de la communauté franco-américaine.
Son rôle consiste à créer des connexions, faire connaître l’urgence de la situation et rappeler aux Américains que L’Hermione fait aussi partie de leur histoire. Plus de 6 000 donateurs ont déjà soutenu l’association et 5 millions d’euros ont été levés sur les 10 millions nécessaires à la restauration du navire. Crystelle souhaite désormais contribuer à élargir cette mobilisation aux États-Unis, en s’appuyant sur les liens historiques, culturels et économiques qui unissent les deux pays.

Patrick du Tertre, Fondateur et président de The French Will Never Forget (New York)
Né dans le Limousin, Patrick du Tertre a grandi dans une famille profondément marquée par la guerre et par le rôle déterminant joué par les États-Unis dans la libération de la France.
Son attachement à l’Amérique s’est construit dès l’enfance : les objets « made in USA » découverts après-guerre, l’aide apportée par le plan Marshall, l’arrivée du vaccin contre la polio, mais aussi le jazz, le blues, les westerns et Hollywood ont progressivement nourri une fascination qui allait devenir un véritable engagement.
En 2003, alors que les relations franco-américaines traversaient l’une de leurs périodes les plus difficiles, Patrick du Tertre a décidé d’agir. La décision de la France de ne pas participer à la guerre en Irak avait déclenché aux États-Unis une importante vague de « French bashing ». Une couverture du New York Post affichait alors une croix blanche d’un cimetière américain en Normandie accompagnée du message : « The French Forget ».
Pour Patrick du Tertre, cette affirmation était profondément injuste. La France pouvait contester une décision politique américaine sans pour autant oublier le sacrifice de milliers de soldats américains pour sa liberté.
Avec trois amis, Jean-Pierre Heim, Paul Bensabat et Christian Millet, il fonde alors The French Will Never Forget, une association dont la mission est de promouvoir l’amitié franco-américaine et de rappeler la reconnaissance de la France envers les États-Unis.
Depuis plus de vingt ans, l’association organise des commémorations, événements et initiatives destinés à entretenir cette mémoire commune. Parmi les temps forts figurent notamment les célébrations autour du Débarquement et les commémorations du 11 septembre, qui ont permis de créer des moments de rassemblement entre Français et Américains, des deux côtés de l’Atlantique.
Cette action a également bénéficié d’une importante visibilité médiatique, avec des dizaines de millions de retombées dans la presse, les médias audiovisuels et l’affichage urbain.
Patrick du Tertre mesure l'impact de cet engagement à travers une évolution particulièrement symbolique : en 2003, au plus fort du « French bashing », seuls 34 % des Américains avaient une opinion favorable de la France selon Gallup, qui la classait alors au 54e rang des pays considérés comme amis des États-Unis. Vingt ans plus tard, en 2023, la France occupait la troisième place, avec 84 % d’opinions favorables.
Sans prétendre attribuer cette évolution à une seule organisation, Patrick du Tertre considère qu’une partie de ces 50 points gagnés est le fruit du travail accompli pendant deux décennies par The French Will Never Forget.
C’est ce qui constitue aujourd’hui sa plus grande fierté : avoir contribué, à son échelle, à réparer une relation mise à mal, à rappeler une histoire que les générations ne doivent pas oublier et à transmettre aux générations futures un message simple : la mémoire est un lien, et l’amitié entre deux nations se construit aussi par la reconnaissance de ce qu’elles ont accompli ensemble.
Sur le même sujet





























