Mercredi 30 septembre 2020

Vicolo dei Venti : une ruelle aux découvertes infinies

Par Karine Gauthey | Publié le 10/08/2020 à 10:00 | Mis à jour le 10/08/2020 à 10:00
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La dénomination de ce « vicolo » provient de la bâtisse possédée par la famille Venti jusqu’en 1940, année de sa démolition, qui avait pour objectif de conférer davantage d’espace et de lumière au Palazzo Spada (rares sont les touristes ayant connaissance que l’étage du palais se visite en plus de la Galleria Spada).

Au 17ème siècle, le cardinal Bernardino Spada, fils d’un riche marchand et archevêque de l’église Saint-Louis-des-Français, grand mécène des artistes, décide de déposer sa collection d’art au palais Spada, qu’il demande à Borromini d’arranger en 1632 après en avoir fait l’acquisition. Ainsi, l’on ne s’étonne pas que le salon de Pompée dispose de quelques peintures en trompe-l’œil dont Borromini avait le secret.

La proximité avec la Piazza Farnese

Ce Vicolo relie la Piazza Farnese à la Piazza della Quercia et révèle des trésors artistiques et architecturaux insoupçonnés. En effet, en longeant cette ruelle, l’on pourra s’émerveiller devant l’imposante porte du palais des chevaliers de l’ordre teutonique, ordre fondé à la fin du 12ème siècle à des fins hospitalières et sociales (hôpital de campagne fondé en Terre sainte devant les murs de Saint-Jean-D’acre durant la troisième croisade en 1190). Ce palais fut édifié au 17ème siècle ; acheté par l’empereur Léopold Ier d’Autriche, qui l’a par la suite vendu à la famille Sinibaldi (ancienne famille romaine). Récupéré au 18ème siècle par l’État papal, le palais devint alors le siège de l’Institut ecclésiastique de Marie Immaculée.

L’on peut également découvrir dans le vicolo dei venti deux « Madonelle » : l’une située à l’angle de la Piazza Farnese (on y reconnaît la Madone et l’enfant) ; l’autre dans la rue, en hauteur, ce qui rend sa distinction compliquée, bien qu’elle représente l’une des plus originales Madones romaines : de chaque côté du tableau, on perçoit diverses frises en bas-relief, ainsi qu’un chandelier de bronze et le blason de la famille Della Rovere (famille italienne originaire du Piémont depuis le 13ème siècle). Enfin, en continuant votre chemin, vous pourrez admirer une maison typique du 16ème siècle, sur les murs de laquelle on ne manquera pas de prêter attention à la tête de lion suspendue.

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Karine Gauthey

Karine Gauthey

Rédactrice en chef et Directrice d'édition Lepetitjournal.com/Rome karine.gauthey@lepetitjournal.com
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