Édition internationale

G7 FINANCE - Voeu pieu de lutte contre le protectionnisme

Écrit par Lepetitjournal Rome
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

La réunion du G7 finance, très attendue dans un contexte de crise financière internationale, a eu lieu samedi 14 février à Rome. La présidence italienne en charge du G7 pour l'année 2009 a énoncé sa priorité : stabiliser les marchés financiers et a rappelé l'importance de ne pas céder au protectionnisme

Les ministres des finances et les directeurs de banques centrales du G7 réunis à la Farnesina le 14 février 2009. (photo P.G.)

La stabilisation des marchés financiers comme priorité
"Le manque de confiance et le déficit de règles sont les principales causes de cette crise", a affirmé le ministre italien de l'économie, Giulio Tremonti. La stabilisation des marchés financiers devrait regagner cette confiance perdue. Les représentants des Etats-Unis, du Japon, du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de la France, de l'Italie et du Canada en ont donc fait leur "plus haute priorité". Ce retour à la stabilité ne peut se faire qu'en élaborant les normes qui jusqu'alors faisaient défaut : "Le marché est global, les règles aussi doivent être globales".
Les représentants du G7 ont réassuré leur engagement à "agir ensemble en utilisant une palette complète d'outils pour soutenir la croissance et l'emploi et renforcer le secteur des finances".
Ils ont souligné l'urgence de réformer le système international financier qui a montré ses faiblesses.
Cette nouvelle réglementation baptisée par Rome "étalon légal" sera soumise au prochain G20 de Londres en Avril.
Pour ce qui est de savoir qui va mettre en ?uvre ces règles, la question reste en suspens. Le FMI (Fonds monétaire international), dont le rôle va être accru, pourrait en être chargé. Son directeur général, Dominique Strauss-Khan, présent au G7, a annoncé que, outre le prêt du Japon de 100 milliards de dollars, le FMI devra bénéficier de nouvelles ressources pour répondre à la deuxième vague de pays qui devront être soutenus face à la crise.

Le refus du protectionnisme
La présidence italienne a insisté sur le fait que tout doit être mis en ?uvre dans un respect total du libre échange : "la croissance ne peut être séparée du principe de liberté des marchés".
Le G7 a donc fortement déconseillé le recours au protectionnisme qui ne ferait qu'aggraver la crise.
Sur ce point, les Etats-Unis avec leur clause "buy american", contenue dans le plan de relance et la France avec son plan d'aide au secteur automobile ont été très critiqués. La ministre française de l'économie, Christine Lagarde, présente à Rome, a cependant réagi en réaffirmant que son plan n'était pas protectionniste mais "destiné à soutenir une industrie".
Pascaline Giangregorio (www.lepetitjournal.com - Rome) mercredi 18 février 2009

Pour en savoir plus : http://www.g7finance.tesoro.it/en/index.html

lepetitjournal.com rome
Publié le 18 février 2009, mis à jour le 13 novembre 2012
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