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Diego Rivera, Frida Kahlo : les artistes mexicains aux Musées du Capitole

Du 9 juin au 13 décembre, les Musées du Capitole présente l’exposition « Diego Rivera et la construction de l’art moderne au Mexique au XXe siècle » qui réunit 30 œuvres de l’artiste.

Diego Rivera_Capitolini_ph. Wps.

Aux Musées du Capitole, les toiles de Guido Reni, de Rubens et du Caravage pourront tutoyer pendant quelques mois des chefs-d’œuvre de l’art mexicain. Pas moins de 140 œuvres venues d’outre-Atlantique sont exposées à la Villa Caffarelli. Si Diego Rivera est la figure de proue de cette exposition, de grands noms de l’art mexicain sont aussi dévoilés au public romain parmi lesquels sa compagne, Frida Kahlo, et les muralistes, José Clemente Orozco et David Alfaro Siqueiros.

Diego Rivera, figure de proue du muralisme mexicain

Le nom de Diego Rivera est indissociable du réalisme social mexicain. C’est justement sur ce lien étroit que repose l’exposition. A travers la vie du peintre, les curateurs, Miguel Fernández Félix et Alberto Torres, retracent ce renouvellement de l’art au XXe siècle. Après la révolution, les artistes mexicains convoquent le passé précolombien du Mexique et la réalité du pays pour renforcer la communauté nationale. « Le muralisme contribue à démocratiser l’art et à construire une narration épique de l’histoire mexicaine, dans laquelle le peuple, les ouvriers et les paysans deviennent des personnages principaux », détaillent les Musées du Capitole.

De l’académisme au réalisme social

L’exposition met en lumière le cheminement de Diego Rivera de sa formation académique au réalisme social. Avant d’embrasser le XXe siècle avec ses bouleversements politiques et artistiques, le futur fresquiste fait ses armes à l’Académie de San Carlos où il étudie l’art, ses techniques et son histoire. Diego Rivera se tourne aussi vers les avant-gardes européennes. L’artiste s’intéresse notamment au mouvement cubiste. L’exposition s’ouvre ainsi sur les sources d’inspiration du peintre.

Après avoir inscrit dans une généalogie la carrière de Diego Rivera, les deux derniers volets se focalisent sur le renouveau de l’art mexicain après la révolution de 1910. La fin de l’exposition dessine les contours du réalisme social. Ce mouvement redéfinit l’identité nationale ainsi que la place de l’artiste dans la société mexicaine. « L’histoire de l’art moderne mexicain est, en ce sens, une extraordinaire leçon de liberté. Les artistes que nous rencontrons tout au long du parcours ne choisissent pas entre la tradition et l’innovation, les racines et l’ouverture, l’identité et le cosmopolitisme », commente l’un des organisateurs de l’exposition, Pietro Folena.

Informations pratiques
Fini le13déc.

Jusqu'au 13 déc. à 19:30

Adresse

Piazza del Campidoglio, 1
RM
Rome

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