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Vaccin et Covid-19 : quand Sanofi veut servir en priorité les USA

Par Rédaction - New York | Publié le 14/05/2020 à 15:04 | Mis à jour le 14/05/2020 à 15:12
Vaccin covid-19

Crise sanitaire, économique, sociale, la pandémie de Covid-19 créée d’autres problèmes tant diplomatiques que commerciaux. Sanofi, groupe pharmaceutique français a annoncé hier servir en premier les États-Unis dans l’hypothèse où il deviendrait le premier groupe pharmaceutique à commercialiser le vaccin.

 

Paul Hudson, le directeur général du groupe Sanofi, a déclaré dans une interview accordée à Bloomberg que « le gouvernement américain aura droit à la plus grosse précommande ». Un choix qui peut sembler étrange puisque Sanofi est un laboratoire français, mais qui s’explique par la politique menée par Washington. En effet, les États-Unis ont été le premier pays à financer la recherche sur les vaccins de Sanofi, en développant un partenariat avec le groupe déjà en février. Les Américains recevront donc probablement le vaccin contre le Covid-19 de Sanofi avant le reste du monde, si le géant pharmaceutique français parvenait à réussir dans cette course que se livrent laboratoires et groupes de l’industrie pharmaceutique.

À ce jour, selon les informations de Bloomberg, Washington aurait déjà donné 30 millions de dollars à Sanofi pour développer son programme. Logique, puisque à en croire le média américain, le laboratoire français serait  « un des plus grands acteurs parmi une douzaine de sociétés qui cherchent aujourd’hui un vaccin ».

Le projet financé par les États-Unis est porté pas Sanofi en collaboration avec le groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline. L’objectif pour les deux laboratoires serait de « débuter les tests sur les êtres humains dans la seconde moitié de l’année 2020 afin d’avoir le vaccin disponible pour la seconde moitié de l’année 2021 », précise le média américain. Sanofi serait d’ailleurs en train de développer un deuxième vaccin en parallèle, indique Bloomberg. Un projet distinct, qui n’est pas financé par les États-Unis.

La France se veut toutefois rassurante. Du côté de l’Elysée, le président Macron été ému par les propos de Paul Hudson. « Ce vaccin doit être un bien public mondial et extrait des lois du marché », indique son entourage. Edouard Philippe, indique que le groupe pharmaceutique lui a donné toutes les assurances d’une bonne distribution des vaccins dans l’Hexagone.

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