Mercredi 27 janvier 2021

La galette des rois s’invite à New York avec beaucoup de créativité !

Par Rachel Brunet | Publié le 30/12/2020 à 16:18 | Mis à jour le 30/12/2020 à 16:28
Photo : La galette des rois de Pistache NYC (c) Pistache NYC
Galette des rois New York

D’origine grecque, le mot « épiphanie » signifie « apparition ». La fête de l’Épiphanie correspond au jour où les Rois mages, guidés par la lumière d’une étoile, arrivèrent jusqu’à Jésus, dans l’étable où il est né. Pour célébrer son arrivée et en guise de respect, les rois Mages offrirent des cadeaux à Jésus : de l’or, de la myrrhe, de l’encens. Au fil des siècles, cette fête de l’Épiphanie a évolué, et c’est désormais la galette des rois qui est le symbole de ce 6 janvier. Et bien évidemment, on en trouve à New York !

 

Galette des rois new york

La galette des rois de Pistache NYC

 

Mais pourquoi manger une galette ?

Nous mangeons, le jour de l’épiphanie, la traditionnelle galette des rois, car c’est l’Eglise qui institua cette tradition typiquement française qui remonte au 13e siècle. À cette occasion, la galette était partagée en autant de parts que d’invités, plus une part. Cette portion supplémentaire, appelée « part du Bon Dieu » ou « part de la Vierge » était donnée au premier pauvre qui passait.

Mais selon les régions, ou les pays, ce dessert est différent. Si la plupart des Français sont habitués à déguster cette double pâte feuilletée fourrée de crème frangipane, en Provence par exemple, l’Épiphanie se célèbre autour d’une couronne des rois. Il s’agit d’une pâte briochée, aromatisée à la fleur d’oranger et copieusement garnie de fruits confits (de la ville d’Apt, capitale du fruit confit, si possible). Les habitants du Loiret, dégustent de leur côté un pithiviers. La galette comtoise (galette sèche à base de pâte à choux recouverte de sucre et de beurre, aromatisée à la fleur d’oranger) orne les tables de desserts en Franche-Comté, tandis que la nourolle fait le bonheur des Normands, et le tortell celui des Catalans.

Et si les expatriés ont réussi à ramener la désormais célèbre galette des rois aux États-Unis, n’oublions pas que les Américains du Sud du pays, dégustaient déjà le King Cake. Contrairement à la tradition en France, le King Cake est consommé pendant toute la période qui s’étend de l’épiphanie à Mardi Gras. Cette tradition a été apportée par les Créoles, descendants des colonies françaises et espagnoles, qui se sont installés à la Nouvelle-Orléans. 

 

La tradition de la fève

La fève dans la galette des rois remonte au temps des Romains. Au 11e siècle, certains avaient pour habitude de désigner leur chef en cachant une pièce dans un morceau de pain. Une pièce d’argent, une pièce d’or ou bien pour les plus pauvres, un haricot blanc. Celui qui la trouvait était alors élu. Il faudra attendre la fin du 18e siècle pour que les premières fèves en porcelaine fassent leur apparition dans les gâteaux briochés. Elles représentaient alors l’enfant Jésus. Après la Commune de Paris, ce dernier a dû laisser sa place à un petit bonnet phrygien. Autres temps, autres mœurs. D’ailleurs, de nos jours, la traditionnelle galette des rois servie à l’Elysée, ne comporte pas de fève. Pour la simple et bonne raison que « Tirer les rois » n’est pas forcément en adéquation avec les idées de la république.

Aux États-Unis, la fève est souvent proposée à part de la galette, non pas pour des valeurs républicaines, mais pour une simple question de législation. Selon l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA), un produit destiné à être mangé ne doit pas contenir d'élément non-comestible. Mais il semblerait que la très française et célèbre galette des rois bénéficie d’une dérogation puisque, toujours selon la FDA, cette réglementation ne concernerait pas la galette. Toutefois, nombre de pâtissiers français, basés à New York, ne préfèrent pas prendre le risque d’un client non averti de la coutûme et qui, au pire, s’étoufferait avec le sujet ou mieux, se briserait une dent contre une fève en porcelaine. Le petit sujet ou la fève sont donc ainsi souvent proposés à part. Mais pas toujours !

 

Où trouver une galette des rois à New York ?

Manger une galette des rois ou un gâteau des rois à New York, n’a rien d’impossible, au contraire ! Mais notre édition a décidé de vous amener loin des sentiers battus, à la découverte de deux traiteurs qui ont imaginé plus qu’une simple galette traditionnelle. Dans leurs recettes, de la tradition doublée d’imagination, de créativité et de saveurs.

 

Pistache NYC propose en plus de la galette traditionnelle à l’amande, une savoureuse galette à la pistache. Une crème riche et onctueuse parfumée à la pistache — qui fait aussi la renomméé de cette société de traiteur dont l’atelier est à Brooklyn — enfermée dans une pate feuilletée pur beurre, faite maison, il va sans dire...

Pistache NYC propose également la fameuse couronne des rois, au coeur de la tradition provençale. Une pâte briochée à la fleur d’oranger, délicatement mariée à des fruits confits et du sucre en grains.

 

Gâteaux des rois new york

Le gâteau des rois de Pistache NYC

 

Cuis’In, installée à Manhattan — bien connue de la communauté française pour son irresistible galette — regorge cette année de créativité et d’imagination. Mirjam Lavabre, la fondatrice de cette société de traiteur, décline cette année sa galette de façon surprenante et inattendue. Une galette gourmande au chocolat, une autre galette dans l’air du temps, au matcha.

 

Galette des rois new york

La galette au matcha de Cuis’In

 

Les galettes de Pistache NYC et de Cuis’In sont confectionnées à la commande. Fraîches, succulentes, renversantes !

Et n’oublions pas la tradition, c’est le plus jeune des convives qui, caché sous la table, décide de la distribution des parts. La tradition veut que celui qui trouve la fève désigne ensuite son roi ou sa reine...

Bonne dégustation !

 

Pour commander une galette chez Pistache NYC, cliquez ici

Pour commander une galette chez Cuis’In, cliquez ici

 

Galette des rois new york

La galette au chocolat de Cuis’In

Rachel Brunet

Rachel Brunet

Après être passée par la presse économique et la presse spécialisée, Rachel Brunet est la directrice et la rédactrice en chef de l’édition New York du Petit Journal.
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