Léa Hetz (VOLT) : "Faire valoir les ambitions de ce parti écologique et pan-européen"

Par Marie-Astrid Roy | Publié le 23/05/2022 à 22:02 | Mis à jour le 23/05/2022 à 22:17
Photo : Léa Agathe Hetz, candidate Volt France, aux élections législatives 2022 (8e circonscription des Français établis hors de France)
Léa Hetz

Rencontre avec Léa Agathe Hetz, candidate aux élections législatives des 5 et 19 juin prochains avec le parti pan-européen VOLT. La Française, qui souhaite représenter les Français de l’étranger de la 8ème circonscription, vit en Italie depuis 2 ans.

 

Pourquoi avez-vous souhaité vous présenter aux prochaines élections législatives ?

Engagée depuis très jeune dans le milieu associatif et politique, j’ai saisi l’opportunité de me présenter aux élections législatives avec le parti pan-européen VOLT, déjà présent dans 30 pays mais malheureusement moins connu en France. Membre active de ce mouvement depuis deux ans, j’ai pu observer de très près son incroyable (r)évolution et constater de son efficacité à travers une équipe au dynamisme et à une vitalité à toutes épreuves.
Investis d’un mandat national, les députés ont une influence conséquente à l’Assemblée Nationale et jouissent d’une visibilité politique décisive. C’est pourquoi je souhaite faire valoir les ambitions prometteuses et avant-gardistes de ce parti progressiste, écologique, inclusif et pan-européen.

 

Quel est votre rapport avec la 8e circonscription des Français établis hors de France, et notamment l’Italie ?

Fascinée par la richesse culturelle et historique de la Méditerranée, j’ai un profond intérêt pour cette circonscription. Un intérêt tel que j’en ai fait ma spécialité, tout au long de mes études en sciences politiques et relations internationales. Un intérêt, qui m’a amené à vivre sept mois en Turquie, voyager de nombreuses fois en Israël et dans les territoires Palestiniens avec pour objectif l’écriture de mes mémoires et le développement d’un projet de recherches.
En Italie, à Bologne, depuis deux ans dans le cadre de mon Master en Relations Internationales et de l’écriture de ma thèse sur la diplomatie culturelle européenne et méditerranéenne, je suis sans cesse amenée à faire face aux préoccupations de mes autres concitoyens Français à l’étranger.

 

En quoi votre parcours est-il marqué par les préoccupations des Français de l'étranger ?

La dimension méditerranéenne de mes études et la combinaison des domaines politique, juridique, économique et philosophique ont renforcé mon intérêt et ma compréhension globale de l’histoire et des enjeux de cette zone géographique. Notre circonscription a la particularité d’inclure des pays membres et non-membres de l'UE. Dans les préoccupations communes je citerai l’enseignement du réseau français hors de France et l’accès à l’enseignement supérieur en France, l’environnement et les échanges culturels. Les systèmes d’assurance santé et de retraites, imposition des revenus, utilisation d’un véhicule immatriculé, traduction des documents administratifs, sont les préoccupations majeures des Français établis hors UE. Les résidents en Turquie, Israël, Territoire Palestiniens sont particulièrement préoccupés par la sécurité - un sujet que la construction européenne a permis de résoudre faisant de nos pays un « havre de paix ».

 

Comment voyez-vous le mandat de député ?

Je défends un projet européen au sens large et souhaite accentuer la coopération économique, culturelle et sociale de chaque pays de la circonscription.
Dès lors, je souhaite pleinement assurer mon rôle de député, non seulement en représentant les électeurs de ma circonscription mais aussi en leur offrant la possibilité de s’investir davantage selon leurs envies, âges et disponibilités.
Le taux d’abstention étant très élevé dans cette circonscription (autour de 88%), j’aimerais donner la possibilité aux Français de se réintégrer à la société, afin qu’ils partagent, jouissent et exploitent la chance d’être établis à l’étranger. J’aimerais collaborer avec des élus locaux, la société civile et toutes sortes d’institutions en créant une plateforme digitale qui faciliterait la communication.

 

Quels sont, selon vous, les défis qui attendent les Français de votre circonscription ?

Les Français de la 8ème circonscription font face à de nombreux défis, mais je me concentrerai principalement sur la question des enjeux écologique, logistique, culturel et éducatif.
La mer Méditerranée est l’une des plus polluées du monde. VOLT s’engage à mettre en place des taxes sur le carbone ainsi que sur les matières plastiques et à pénaliser les produits à usage unique et les produits non recyclables. Je souhaite collaborer davantage avec la société civile et leur expertises dans chaque pays de la circonscription. Le mouvement de collaboration entre Stop Ecocide International et VOLT souhaite encourager l'action collective entre les citoyens dans un cadre écologique, tant en Europe qu'à l'extérieur.
Le bassin méditerranéen est en quelque sorte le berceau de l'Histoire de l’Humanité, qui a vu naître et vivre les plus grandes civilisations. L’idée est de célébrer la diversité méditerranéenne pour relever nos défis communs. La plateforme digitale aux fins écologiques, ECO-VOLT, permettra aussi de renforcer le dialogue méditerranéen par la coopération artistique et culturelle de manière viable et fluide entre chaque pays. La coopération culturelle est plus que nécessaire pour promouvoir la paix, préserver notre patrimoine culturel, faire valoir le potentiel de la culture et de la créativité pour un développement social et économique durable.
Le développement de l’administration numérique est également un objectif primordial, puisqu’en étant établis à l’étranger, les Français de la circonscription n’ont pas accès aux même qualités de service. Ce faisant, faciliter toutes démarches administratives (scolaires, sanitaires, électorales...) est nécessaire.

 

Quels sont les axes de travail que vous souhaitez mener à bien si vous êtes élu ?

La coopération économique, sociale et culturelle est essentielle pour harmoniser les liens entre les Français de la circonscription et également les différents pays impliqués. La plateforme digitale mise en place sera une source d’informations essentielles pour les citoyens concernant les échanges universitaires, les opportunités d’emplois, les appels à projets ou encore l’actualité politique. Mon objectif est de faire participer les citoyens français, de leur donner un maximum d’opportunités grâce à la digitalisation et une meilleure communication.
En tant que candidate VOLT, je collabore aussi avec des associations, tel que Ecocide et leurs partenaires, car les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui nécessitent un caractère multilatéral et inter-juridictionnel, unifié sous un objectif commun.
La plateforme ECO-VOLT sera inclusive et non partisane, permettant à la politique de fonctionner de manière diversifiée et collaborative dans différentes disciplines, unifiant la politique et les organisations non gouvernementales dans leurs ambitions communes.

 

Comment est organisée votre campagne et qui sont vos soutiens ?

VOLT est un parti pan-européen très dynamique et bien coordonné dans la majorité des pays de l’Union Européenne. C'est un réel plaisir de travailler avec les membres de VOLT qui regorgent de bonne volonté, de générosité et fiabilité.
Le réseau VOLT, et en particulier, les militants de VOLT Italie, Grèce et à Chypre m’apportent un soutien exceptionnel. Je me suis engagée auprès de VOLT Bologna en Italie, mais aussi dans d’autres associations locales et internationales. Par exemple, l’équipe italienne de Stop Ecocide International est un véritable soutien sur lequel je peux compter. Nos échanges et débats sur les avancées écologiques, l’actualité et l’urgence climatique me permettent d’affiner mes opinions concernant la matière.

 

Comment jugez-vous le mandat du député sortant ?

Le site internet “nosdéputés.fr“ permet de connaitre l’activité et l’investissement de chaque député français. Meyer Habib est exemplaire !
En revanche, s’il est ré-élu aux élections législatives 2022, il entamera son troisième mandat consécutif. Selon moi, il serait temps d’innover, d’autant plus que son action est principalement concentrée sur Israël et sur des questions religieuses. Un choix dommageable car c’est réduire la circonscription à ces seules préoccupations et c’est de ce fait négliger une vision d’ensemble et un projet commun aux différents pays de la circonscription.

 

MAR

Marie-Astrid Roy

Rédactrice en chef et Directrice des éditions Lepetitjournal.com Milan et Rome
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