Plus de 100 candidats ont défié la langue française en se prêtant au jeu concours de la 12ème édition de la Dictée des étoiles samedi à l’Institut français Milano. Dix lauréats ont su apprivoiser le nouveau texte brillant d’originalité, écrit par Françoise Danflous, lexicographe.


Après le « coq le plus célèbre de France » l’année dernière, c’est le « terrible chant des vaches » qui a animé la grande Dictée des étoiles, arrivée à sa 12ème édition. Plus de 100 candidats, installés dans la salle comble du cinéma de l’Institut français Milano – il a mis fallu ouvrir une deuxième salle -, sont venus défier l’orthographe de la langue de Molière, mise en scène dans un texte écrit par Françoise Danflous, lexicographe pour les dictionnaires bilingues Garzanti.
Spécialiste de la langue française, cette passionnée des mots y raconte l’origine du mot « nostalgie », tout droit venu de Suisse. Une histoire d’autant plus originale qu’elle est vraie : « Écoutez bien car vous n’allez pas y croire : le mot nostalgie vient des vaches. » Et plus particulièrement du chant des vaches suisses, « une chanson sur les vaches et pour les vaches ».
Explication : « Il y a bien longtemps, lorsque les soldats suisses, partis en guerre, entendaient cette chanson, ils avaient de la fièvre, une grosse fatigue, mal au ventre. Ils pouvaient même déserter. [..] Au vu de ces symptômes, un médecin comprit qu’ils avaient le mal du pays et inventa le mot nostalgie. »
Certains candidats viennent autant pour découvrir la nouvelle et ingénieuse production de l’auteure de la dictée que pour le concours lui-même C’est notamment le cas de Mara, professeure de français dans un lycée milanais. La fidèle participante depuis plusieurs années, fervente amatrice de la plume de Françoise Danflous, ne cache pas réutiliser les textes truffés d’originalité de la Dictée des étoiles auprès de ses élèves. Cette année, elle sera en prime repartie avec le 3ème prix du niveau C1/C2, le plus élevé.

Trois catégories, neuf lauréats et un prix spécial
Ouverte aux francophones – à l’exclusion des langues maternelles françaises -, la dictée comprenait trois niveaux de difficulté entre intermédiaire, avancé et supérieur. A la clé, trois lauréats dans chaque catégorie qui ont remporté de nombreux lots dont un aller-retour Milan-Paris en TGV InOui, une Cinécarte pour voir les films à l’Institut français Milan ou encore des bons cadeaux offerts par les librairies françaises de Milan William Crocodile et L’échappée close...
Les participants venaient principalement de Milan, mais aussi d’autres villes du Nord de l’Italie, de Rovereto à Vérone. Gabriele, professeur de français dans la province de Vérone, est revenu avec ses anciens élèves qui se sont piqués au jeu de la dictée l’année dernière. Leurs plus grandes difficultés ? Certains mots inconnus de leur lexique et les accents - « fallait-il écrire fut ou fût, s’interrogent-ils ? » et pour les jeunes étudiants, l’orthographe de mots inattendus comme « pansu » pour le professeur.

Inlassable candidate avec huit dictées des étoiles à son actif, et éternelle lauréate, Maria Cristina a cette fois été récompensée d’un Prix spécial pour sa fidélité (un abonnement de 3 mois à Frantastique, une plateforme d'apprentissage du français). L'ancienne professeure d’italien au lycée Stendhal, aujourd’hui à la retraite, est inscrite depuis 1976 à l’Institut français Milano, appelé Centre culturel à l’époque, où elle cultive chaque semaine sa « passion pour le français et la culture française ».
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