Édition internationale

L'Italie rejette la réforme de la justice, un revers politique pour Meloni

La réforme du système judiciaire italien défendue par le gouvernement de Giorgia Meloni a été rejetée de peu par les Italiens, à l'issue d'un référendum organisé dimanche et lundi. Alors qu’il portait sur une question très technique, le référendum s’était transformé en véritable bataille politique entre le camp gouvernemental et l'opposition.

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Photo de Philippe Ourselsur Unsplash
Écrit par Lepetitjournal Milan
Publié le 23 mars 2026

Après des mois d’âpres débats, la réforme phare du système judiciaire italien défendue par le gouvernement de Giorgia Meloni a été rejetée par les Italiens, appelés à se prononcer par référendum ce dimanche et lundi.

Le camp du « non » soutenu par l'opposition a recueilli 53,7% contre 46,26% pour le «oui», après le dépouillement des bulletins, ce lundi 23 mars.

La présidente du Conseil a annoncé le rejet du projet dans l'après-midi, évoquant sur les réseaux sociaux une "occasion manquée de moderniser le pays".

Une réforme controversée

Les Italiens étaient appelés à se prononcer sur une réforme portant sur le statut des magistrats qui passait par une modification de la Constitution. Elle prévoyait notamment de séparer les fonctions de juges et procureurs et de diviser le Haut conseil de la justice (CSM) en deux organes autonomes. Les membres n’auraient plus été élus mais désignés par tirage au sort. La réforme prévoyait également l'instauration d’une nouvelle « Haute Cour disciplinaire » composée de 15 membres. 

Le taux de participation au référendum est estimé à près de 59%, un record.

Le référendum s'est transformé en une rude bataille politique entre le camp gouvernemental et l'opposition.

Décryptage : En Italie, pourquoi la réforme de la justice est tant controversée ?

Parmi eux, le Parti démocrate et le Mouvement 5 Étoiles dénonçaient une tentative de mainmise sur les magistrats, et critiquaient une réforme qui ne s'attaquait pas à d'autres problèmes de fond, comme les procès trop longs.

Un revers politique pour Meloni

Cette victoire du "non" constitue un coup dur pour Giorgia Meloni et sa coalition au pouvoir après quatre années de succès électoraux.

Avant le scrutin, les observateurs politiques estimaient que les Italiens allaient voter davantage en fonction de leur affinité politique, que sur le contenu du référendum, en outre très technique.  

Giorgia Meloni a refusé de lier son destin au résultat du vote. « Les Italiens ont tranché. Et nous respectons cette décision […]. Mais cela ne change rien à notre engagement de continuer, avec sérieux et détermination, à œuvrer pour le bien de la nation et à honorer le mandat qui nous a été confié », a-t-elle déclaré dans une vidéo publiée sur X.

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