Les États-Unis reviennent sur le niveau des surtaxes annoncées sur les pâtes italiennes. Les droits de douane provisoires annoncés le 4 septembre ont été réduits de 91,7 % à quelques points de pourcentage seulement, suite à l’intervention de la Commission européenne et le gouvernement italien.


La guerre contre les pâtes italiennes n’aura pas lieu. Les États-Unis faisaient planer la menace, depuis septembre 2025, d'une imposition des pâtes italiennes à hauteur de 91% à compter de janvier 2026. Les droits de douane américains seront finalement moins importants que prévu pour ce type de produit.
La décision du département du Commerce américain, publiée aujourd'hui et relayée par le ministère des Affaires étrangères italien, concerne 13 marques accusées de pratiques commerciales déloyales, notamment d'exportations vers les États-Unis à des prix inférieurs à ceux du marché.
Pour les pâtes Garofalo, la marge antidumping est ramenée à 7 %, contre 91,7 % dans la décision préliminaire de septembre et 13,89 % lors du réexamen du 31 décembre. Un droit de 2,65 % a été appliqué à Molisana, contre 91,7 % dans la décision préliminaire et 2,26 % au 31 décembre. Pour les onze autres entreprises concernées par la procédure, le droit antidumping est fixé à 5,21 %, contre 91,7 % en septembre et 9,09 % lors du réexamen de fin d'année.
« L'issue positive de l'enquête fait suite à l'intervention opportune du gouvernement italien et de la Commission européenne en faveur des producteurs de pâtes italiens concernés et grâce à la collaboration des entreprises italiennes avec les autorités américaines, qui ont fourni des documents complémentaires », précise le communiqué.
Un marché stratégique
Un soulagement pour la filière sachant que 17% de la production italienne part vers le marché américain.
Selon Coldiretti et Filiera Italia, la réduction des droits de douane concerne des exportations d'une valeur de 500 millions d'euros par an.
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