Faute d'homologation officielle, due à un vide juridique depuis 1992, l’Italie se voit dans l’obligation de débrancher un radar sur cinq. Les décisions de justice annulant des amendes se multipliaient depuis plus de 30 ans.


Un soulagement pour les automobilistes en pleine période de vacances en Italie. Quelque 850 radars sur les 4.000 disposés le long des routes de la Botte ont été désactivés le 12 juillet, sur décision du ministère des Transports.
20% de radars non conformes en Italie
Ces radars automatiques devaient non seulement flouter les visages des conducteurs et passagers des voitures, mais aussi avoir une marge d’erreur inférieure à 3 % au-dessus de 100 km/h, entre autres règles.
…depuis 34 ans
La décision arrive avec du retard. C’est depuis 1992 que le nouveau Code de la route italien demandait que les radars soient homologués. Depuis 34 ans, aucun décret n’ait été pris en ce sens. Résultat, les recours en annulation d’amendes se multipliaient. Et les automobilistes obtenaient gain de cause.
"Assez des radars fantômes, qui n'étaient rien d'autre qu'un impôt caché pour des millions de travailleurs et n'avaient rien à voir avec la sécurité routière", a lancé sur X le ministre des Transports Matteo Salvini.
En 2024, la cour de Cassation italienne avait confirmé que les sanctions infligées suite à des contrôles radar étaient nulles si ces radars avaient été seulement « approuvés » par l’administration mais non testés et « homologués ». Aussi, selon le journal La Repubblica, des audiences de contestations sont programmées jusqu'en 2028.
Avec plus de 86 millions d'euros récoltés, Florence se place en reine des "autovelox", devant Milan et Bologne, selon l’association de consommateurs Codacons.
Il ne s’agit toutefois que d’une mesure temporaire. Les producteurs de radars devront demander l'homologation des 850 radars suspendus dans les prochains mois.
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