Édition internationale

L’Italie travaille plus, mais le pouvoir d’achat lié aux salaires continue à baisser

Malgré un taux d’emploi record, les salaires réels italiens continuent à baisser, signant une forte diminution du pouvoir d’achat sur cinq ans. Une situation qui place l’Italie en queue des économies mondiales de l’OCDE.

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Photo de Towfiqu barbhuiya sur Unsplash
Écrit par Lepetitjournal Milan
Publié le 13 juillet 2026

L’OCDE a présenté son rapport annuel sur l’emploi la semaine dernière, avec un approfondissement sur la situation de chaque pays des 38 pays faisant partie de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Et l’Italie se place au sommet des grandes économies mondiales concernant la baisse des salaires réels sur cinq ans. Seule la Nouvelle Zélande fait pire que la Péninsule.

Salaires réels italiens en baisse de 0,9% en 2026

Bien que les salaires italiens aient affiché une hausse de 1,3 % en début d’année, les salaires réels (comparés à l’inflation) baisseront de 0,9 % en 2026 par rapport à 2021, avant d'enregistrer une légère reprise de 0,2 % en 2027. En cause, la nouvelle flambée des prix de l'énergie, qui fera grimper l'inflation à environ 3 %, conjuguée au gel des renouvellements des conventions collectives et à une sous-utilisation persistante de la main-d'œuvre, souligne le rapport. En outre, l’Italie a une structure économique dominée par des secteurs à faible valeur ajoutée, à l’instar des services, comme le souligne le dernier rapport de l’INPS.
A titre comparatif, la France affiche une légère progression de 0,1%, l’Allemagne de 0,9% et le Royaume-Uni de 3,6%.

Taux d’emploi record mais baisse du pouvoir d’achat

Moins de pouvoir d’achat donc, et ce alors que le taux de chômage a atteint un minimum historique, à 5% en mai selon l’Institut national de la statistique (Istat). Une tendance qui va à contre-courant des deux tiers des pays de l’OCDE qui ont vu leur taux de chômage remonter. Le taux d’emploi en Italie affiche également un record de 62,8% mais il reste largement inférieur de 9,3 points par rapport à celui de la moyenne de l’OCDE. Ces records masquent en effet une autre tendance, celle de l’augmentation du nombre d’inactifs, qui n’ont pas de travail donc, mais qui ont aussi qui n’en cherchent pas. Fin mai, un rapport préliminaire du Fonds monétaire international (FMI) encourageait le gouvernement italien à « combler les écarts persistants de participation au marché du travail, en particulier pour les femmes et les jeunes, ainsi que dans les zones géographiques en retard », notamment dans le sud du pays.

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