Sur le vieux continent, 9 zones à trafic limité sur 10 se situent en Italie. Ces secteurs sont accessibles aux véhicules dotés d’une autorisation spécifique.


Souvent non indiquées par les services GPS, les ZTL transforment souvent les itinéraires des vacanciers en véritable casse-tête. Il est vrai que l’Italie n’en compte pas moins de 446 réparties à travers la péninsule.
Dans son rapport intitulé « Auto e città, oltre il divieto », la LUISS constate que 90 % des zones à trafic limité (ZTL) sur le continent se trouvent dans la Botte. « En avril 2026, en Europe, on compte 500 ZTL. L’Italie est de loin le pays avec le plus grand nombre de zones à trafic limité. Notre pays couvre à lui-même 89 % des ZTL présentes en Europe », explique la LUISS.
Des ZTL pour préserver les centres historiques
La progression des ZTL ne témoigne pas, pour autant, d’une conscience écologique croissante, selon le rapport. La mise en place des ZTL vise avant tout à préserver les centres historiques de la circulation. La Toscane, avec ses 72 secteurs à accès restreint, est en tête des régions d’Italie. Pour la région, l’objectif de cette politique est de valoriser les sites patrimoniaux dans les villes. C’est le cas, par exemple, à Florence le long de l’Arno aux abords du Ponte Vecchio.
Ainsi, les véhicules sont autorisés à circuler, non pas en fonction de leur empreinte carbone mais de leur lien avec le territoire. Les résidents et les commerçants des ZTL peuvent se voir octroyer un droit de passage même avec un véhicule polluant. A l’inverse, un automobiliste extérieur à la zone conduisant une voiture à faible émission pourra se voir refuser l’accès à la ZTL.
Une absence de cohésion nationale pour réguler la circulation
Le rapport met en évidence une absence de cohésion nationale pour réguler le trafic en Italie. Pour cette étude, la LUISS s’est basée sur cinq types de réglementations appliquées aux véhicules en milieu urbain : les zones à trafic limité, les zones à faible émission ou à émission zéro, les zones piétonnes, les péages et les limitations particulières. L’Europe enregistre 863 mesures de limitation d’accès dont 56,2 % sont en Italie.
Si la Botte semble être un élève modèle pour réguler la circulation, l’université romaine pointe un manque de cohésion au niveau national. « L’architecture normative italienne caractérisée par l’absence d’un décret national qui définit des standards minimaux pour les zones à faible émission produit une carte de restrictions extrêmement fragmentée », diagnostique-t-elle.
Le cas des zones à faible émission est particulièrement éloquent. La Toscane fait ainsi figure d’exception avec 18 secteurs à faible émission tandis que les autres régions du nord recensent, en moyenne, moins de 3 zones de ce type. Ces mesures sont quasiment inexistantes dans le Mezzogiorno sauf à Naples et à Palerme.
Une communication hétérogène
La LUISS invite à homogénéiser aussi bien la mise en application de ces restrictions que leur communication sur le plan national. « En d’autres termes, il existe non seulement une hétérogénéité entre les règles adoptées par les différentes communes et régions, mais aussi une absence d’uniformité dans les canaux de diffusion grâce auxquels ces règles se diffusent », conclut l’étude.
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