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L'Istat confirme un déficit de 3,1 % du PIB pour 2025 : l'Italie reste en procédure d'infraction

L’Italie espérait sortir de la procédure de l’UE pour déficit excessif mais l'institut de la statistique a confirmé, ce mardi, un déficit légèrement supérieur à 3% en 2025, laissant moins de marge de manœuvre au gouvernement pour la loi de finances 2027.

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Photo de Daniel Sharp sur Unsplash
Écrit par Lepetitjournal Milan
Publié le 22 septembre 2026

L'endettement net des administrations publiques par rapport au PIB s'est établi à -3,1 % en 2025 en Italie (contre -3,4 % en 2024). C'est ce qu'a annoncé l'Institut de la statistique italien (Istat) ce mardi, confirmant ainsi les chiffres publiés en avril.

Dans l’attente de la confirmation d’Eurostat prévue pour le 21 octobre, ce chiffre ne ramène pas le ratio déficit/PIB sous le seuil crucial de 3 % fixé par Maastricht il y a 34 ans, qui aurait permis à l’Italie de sortir de la procédure pour déficit excessif engagée en 2024 (pour un déficit de 7,4 % du PIB en 2023).

« Nous prenons acte, non sans regret, des chiffres définitifs publiés par l’Istat concernant le ratio déficit/PIB pour 2025. Malheureusement, l’Italie ne sortira pas plus tôt que prévu cette année de la procédure d’infraction pour déficit excessif, comme nous l’avions espéré, mais, conformément aux chiffres déjà présentés dans le DFP, cela pourra se produire en 2027 », a réagi le ministre de l’Économie et des Finances Giancarlo Giorgetti.

La différence entre la liberté budgétaire et une nouvelle année d'austérité est inférieure à deux milliards.

 

Italie : Augmentation de la dette publique à 137,5% du PIB

Pour 2025, les chiffres révisés de l’Istat revoient à la hausse tant les recettes (1 991 millions) que les dépenses (2 346 millions), ce qui se traduit par une aggravation de l'estimation du déficit de 355 millions.

Dans l'ensemble, la dette s'élève à 136,7 % du PIB en 2025, en hausse par rapport aux 134,2 % de 2024, mais en amélioration par rapport à la précédente estimation d'avril, qui était de 137,1 %.

Le déficit public de la France a quant à lui atteint 5,1 % en 2025, soit le quatrième niveau le plus élevé de l'Union européenne, et la dette publique 115,7 % du PIB, soit le troisième niveau le plus élevé après la Grèce et l'Italie.

 

Une marge de manœuvre limitée

Le verdict était très attendu par le gouvernement italien, qui espérait obtenir des marges budgétaires supplémentaires pour bénéficier de la flexibilité de l’UE en matière d’énergie et de défense, dès la prochaine loi de finances. L’activation de cette « clause de sauvegarde » aurait permet de ne pas comptabiliser dans le déficit des dépenses de 1,5 point de PIB (30 milliards) au cours des deux prochaines années pour la défense et l’énergie.

Giancarlo Giorgetti souhaitait ainsi financer la promesse d'une hausse d'environ 12 milliards d'euros des dépenses militaires d'ici à 2028.

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