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Parité femmes-hommes : l’Italie reste à la traîne selon le rapport du Forum Economique mondial 2026

Le nouveau rapport du Forum économique mondial, publié le 16 septembre, fait état de progrès fragiles à l'échelle mondiale. L'Italie gagne deux places et se hisse à la 83e place mondiale.

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Photo de Angelo Moleele sur Unsplash
Écrit par Lepetitjournal Milan
Publié le 20 septembre 2026

Vingt ans après la première mesure de l'écart mondial entre les sexes, le monde frôle l'égalité, mais les progrès restent fragiles et menacés par des reculs dans certains secteurs clés.

Le Rapport mondial 2026 du Forum économique mondial, publié le 16 septembre par l'organisation de Davos (WEF) à l'occasion du vingtième anniversaire de l'indice, dresse le portrait d'un monde plus proche de l'égalité entre les sexes.

Cet indice passe en revue 145 économies et mesure l'écart entre les hommes et les femmes dans quatre domaines : la participation économique, l'éducation, la santé et la représentation politique. Globalement, le monde a comblé 69,2 % de cet écart, soit 0,4 point de plus que l'année dernière. Parmi les 97 pays figurant dans l’indice depuis la première édition en 2006, le progrès est de 5,2 points, passant de 64,2 % à 69,4 %. Pour autant, au rythme actuel, la pleine égalité reste encore loin, à 120 ans, estime le rapport.

Dans le domaine de l'éducation, 96,9 % de l'écart a été comblé au niveau global, et dans celui de la santé, 96,2 %. L'écart reste beaucoup plus important dans le domaine économique, où la parité s'élève à 61,7 %, et surtout dans celui du pouvoir politique, où elle stagne à 22,1 %. Au rythme observé ces vingt dernières années, il faudra 129 ans pour atteindre la parité économique et pas moins de 194 ans pour la parité politique.

Et si les pays d'Europe du Nord figurent en tête du classement, des pays comme l'Italie se retrouvent en queue de peloton.

L'Islande reste en tête du classement pour la 17e année consécutive, avec 93 % de l'écart comblé. La surprise vient d'Afrique : la Namibie se hisse à la quatrième place, avec 84,5 % (une progression de 12% en 20 ans), devant le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, la Suède, l'Australie et l'Allemagne.

A noter, cet indice mesure l'écart entre les hommes et les femmes au sein d'un même pays, et non le niveau absolu de revenu ou de bien-être. Aussi, cela ne signifie pas que les Namibiennes jouissent d'une situation économique plus favorable que celle des Britanniques ou des Allemandes.

 

L’Italie à la traine en Europe

L'Europe redevient la région la plus avancée, avec 75,7 % de l'écart entre les sexes comblé. L'Italie progresse, mais reste dans le bas du classement européen : elle occupe la 83e place sur 145 pays, soit deux places de plus qu'en 2025, avec 70,8 % de l'écart comblé.

Si, en matière de leadership politique féminine la péninsule occupe la 61e place du classement du Forum économique mondial (WEF), grâce notamment à la présence de Giorgia Meloni à la tête du gouvernement, pèsent la structure de l’économie, le faible taux d’activité et un leadership d’entreprise encore déséquilibré. En termes de « participation économique et d’opportunités », le pays se classe à la 121e place, derrière des pays comme la Bosnie-Herzégovine, la République démocratique du Congo ou Bahreïn.

Le retard persiste surtout dans le domaine de l'emploi. Au deuxième trimestre 2026, le nombre de personnes occupées en Italie a atteint 24,36 millions et le taux d’emploi global s’est établi à 63,4 %, soit une hausse de 0,7 point en un an. Mais l’écart entre les hommes et les femmes reste important, et se creuse davantage encore avec l'arrivée des enfants. En 2025, 58,1 % des femmes âgées de 25 à 49 ans ayant au moins un enfant en âge préscolaire exerçaient une activité professionnelle, contre 77,4 % de leurs homologues sans enfant.

 

Italie : Taux d’emploi record et chômage au minimum au premier trimestre 2026

Par ailleurs, entrer sur le marché du travail ne signifie pas arriver aux positions souhaitées. D’après les analyses fournies par le LinkedIn Economic Graph Research Institute portant sur 62 économies mondiales, à mesure que l'on monte dans la hiérarchie de l'entreprise, la proportion de femmes diminue de moitié : elle passe de 46 % aux postes de début de carrière à 23 % parmi les cadres dirigeants, et à 19,1 % parmi les directeurs généraux.

Les femmes cadres sont concentrées dans les départements des ressources humaines, où elles occupent près des deux tiers des postes, mais elles restent exclues des fonctions technologiques, n’occupant que moins d’un poste sur cinq parmi les directeurs informatiques et moins d’un sur dix parmi les directeurs techniques. Or, l’essor de l'intelligence artificielle risque d'accentuer ce déséquilibre. Dans le secteur de l’IA, les femmes représentent 36,6 % des effectifs opérationnels et ne dépassent pas 25,3 % à 27,7 % au sein de la direction générale des entreprises du secteur.

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