Changer de pays, c’est aussi adapter son patrimoine. Compte-titres, assurance-vie, société : les clés pour optimiser votre patrimoine, votre fiscalité et préparer votre transmission.


S'installer en Espagne, c'est souvent concrétiser un projet de vie. Mais, dans l'enthousiasme du déménagement, un détail est fréquemment omis : ce changement de résidence fiscale comporte aussi des conséquences patrimoniales. En devenant résident fiscal espagnol, le traitement de vos placements évolue et les solutions qui étaient adaptées en France ne le sont plus nécessairement. Une revue patrimoniale globale s’impose afin d’adapter la structuration de votre patrimoine à votre nouvelle résidence fiscale.
Compte-titres, PEA, assurance-vie : que deviennent vos placements en Espagne ?
Quelle utilité de conserver mon PEA ? L’Espagne ne considérera pas l’enveloppe du PEA comme protectrice de l’impôt et fiscalisera les événements au sein du PEA comme un compte-titres ordinaire.
Le compte-titres, souvent délaissé en France, peut s’avérer opportun d’être conservé. Pratique, souple, sans plafond : il reste un mode de détention pertinent. Ses dividendes et plus-values sont imposés chaque année, mais la fiscalité espagnole demeure plus clémente qu'en France. Votre assurance-vie française, elle, mérite une attention particulière : pour rester pleinement efficace auprès d'un résident espagnol, elle doit respecter des règles de conformité précises. Bien encadrée, elle conserve tout son intérêt ; négligée, elle peut entraîner des conséquences inattendues.
Assurance-vie luxembourgeoise et société : quelles solutions pour structurer son patrimoine ?
La bonne nouvelle ? D'autres solutions existent, souvent mieux adaptées à votre nouvelle situation patrimoniale. L’assurance-vie luxembourgeoise figure parmi les solutions les plus pertinentes pour structurer le patrimoine d’un expatrié : son « triangle de sécurité » renforce la protection de vos avoirs grâce à un dispositif juridique propre au Luxembourg, sa neutralité fiscale permet d’appliquer la fiscalité du pays de résidence, soit l'Espagne, et le contrat s'adapte à votre pays de résidence fiscale.
La détention de ses actifs via une société, ensuite, complète l'édifice : assujettie à l'impôt sur les sociétés, elle offre une gestion maîtrisée de la fiscalité, le démembrement de ses parts facilite la transmission progressive et son siège social procure une appréciable stabilité fiscale. Le tout, sous réserve de respecter les obligations déclaratives comme le Modelo 720.
Résidence fiscale : pourquoi les règles varient selon la région espagnole
Et puis il y a des différences majeures entre les communautés autonomes en Espagne. L'atout madrilène : une réduction de 99 % sur les droits de donation en ligne directe. Là où la France peut prélever jusqu'à 45 %, transmettre à ses enfants devient bien plus accessible.
Assurance-vie luxembourgeoise, structuration sociétaire, donation : coordonnés avec cohérence, ces leviers permettent de bâtir une stratégie patrimoniale performante et durable.
Chaque situation est unique. Anticiper le changement de résidence fiscale et s'entourer d'un conseiller franco-espagnol fait toute la différence. Chez Laplace Iberia, nous accompagnons les Français installés en Espagne à chaque étape, de l'audit patrimonial jusqu'à la mise en place des solutions adaptées, afin que votre installation soit pleinement réussie tant sur le plan patrimonial que dans votre vie quotidienne.
Par Sylvain GEORGE, Conseiller en Gestion de Patrimoine chez Laplace à Madrid
👉 Depuis plus de 30 ans, Laplace accompagne ses clients expatriés dans la mise en œuvre de stratégies patrimoniales conformes à leurs besoins et adaptées à leur lieu de résidence. Au cœur de Madrid et de Barcelone, nos équipes vous accueillent dans leurs espaces dédiés : Laplace Espagne










