Lundi 21 octobre 2019
  Ne manquez plus les
dernières nouvelles
S'abonner

Sánchez n’est pas investi au premier tour de scrutin

Par Arthur Diaz | Publié le 23/07/2019 à 17:14 | Mis à jour le 23/07/2019 à 17:19
Photo : Congreso de los Diputados
pedro sanchez investiture

"Je ne perds pas espoir" s’est exprimé Pedro Sánchez lors du premier tour de son investiture. Avec seulement 124 "oui", le chef de l’Exécutif est reconduit vers un second vote jeudi prochain, où la majorité simple (plus de "oui" que de "non") sera nécessaire pour qu’il soit investi. 


C’est sans surprise que Pedro Sánchez n’est pas investi lors de ce premier tour de scrutin. Avec seulement 124 "oui", le président du gouvernement a 48 heures pour revoir ses accords avec Unidas Podemos pour espérer être investi jeudi. Les socialistes ont proposé deux ministères à la formation violette : la Jeunesse et le Logement, ainsi que la vice-présidence, des postes que Pablo Iglesias juge "décoratifs". Ce dernier exige des ministères plus importants à ses yeux tel que l’Intérieur, la Défense, l’Économie, le Travail, l’Égalité, la Transition écologique ou encore les Sciences. 

 

 


Alors qu'Unidas Podemos prévoyait de voter "non", le parti a finalement choisi de s’abstenir pour envoyer le message qu’un pacte est possible, mais bloqué à l’heure actuelle. Seule, la députée Irene Montero a décidé de voter "non". 


La droite et les indépendantistes disent "non" 

Le PP, Vox et Cs ont voté "non" comme il était prévu, une position qui ne risque de ne pas changer en 48h. García Egea du PP déclarait à EsRadio qu’il prévoyait que l’accord entre le PSOE et Podemos allait voir le jour avant jeudi : "Le coût d’un non-accord serait très élevé […] Je ne pense pas qu’il va y avoir de nouvelles élections, il y a une grande distance entre les positions du PSOE et Podemos, pour autant, il est intéressant pour Sánchez comme Iglesias de se mettre d’accord" 

Les partis indépendantistes ERC et JxCat refusent de donner leur vote aux socialistes qu’ils considèrent comme complices d’atteinte à la démocratie, en lien avec les séparatistes emprisonnés depuis la crise catalane, une "démocratie made in Spain" a dénoncé la députée Laura Borrás (JxCat) avant d’ajouter : "Nous avons 155 raisons de voter 'non' à votre investiture […] Pourquoi devrions-nous voter pour vous alors que la répression a augmenté avec vous ?" Des propos soutenus par la gauche républicaine catalane, qui font écho aux déclarations du porte-parole du parti Gabriel Rufían hier.

 

 

 


Quelles chances pour les socialistes ? 

Le chef de l’Exécutif a pu bénéficier des 123 votes favorables de ses 123 députés, s’ajoutant à l’unique vote qui ne provient pas de son parti : celui du député du régionaliste de Cantabrie. "J’appelle au PP et à Cs de laisser derrière eux leur sectarisme, et à Podemos leur générosité et leur responsabilité", a-t-il déclaré. Si la droite est claire sur le "non", Unidas Podemos peut encore changer d’avis en fonction des propositions des socialistes. Demain le PSOE se réunira pour étudier le pacte avec le parti d'Iglesias. Si la formation violette approuve cet accord, Pedro Sánchez pourra espérer avoir une majorité simple, requise pour ce deuxième tour d’investiture. 

 

 

Nous vous recommandons

arthur diaz

Arthur Diaz

Jeune journaliste partagé entre la France, le Canada et l’Espagne. Arthur est passionné par la politique. Motivé et polyvalent, il a déjà travaillé pour la télévision québécoise.
0 Commentaire (s)Réagir

Actualités

Barcelone Appercu

Catalogne : une semaine d'incendies et d'enfumages

Il est tentant de résumer une semaine de protestations en Catalogne aux seules violences. Mais attention à ne pas occulter une réalité bien plus complexe que des barricades en feu.

Sur le même sujet