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Mondial 2018: changement d'entraineur et gros doutes pour la Roja

Par Camille Guil | Publié le 13/06/2018 à 17:00 | Mis à jour le 14/06/2018 à 10:37
Photo : Twitter
fernando hierro

La coupe du monde de football approchant c'est le moment de faire un point sur l'équipe nationale d'Espagne, surnomée la Roja, du fait du maillot habituellement rouge de la sélection. Donnée favorite de son groupe de poule et faisant partie des équipes favorites du Mondial, elle est aujourd'hui sous le feu des projecteurs suite au licenciement de son entraineur, Julen Lopetegui. 

 

L'équipe nationale de football espagnole est 8e au classement de la Fifa. Elle est favorite de son groupe de poule qui se compose du Maroc, du Portugal et de l'Iran et favorite de la compétition avec l'Allemagne et le Brésil. Vainqueur de la coupe du monde de 2010, elle a ensuite essuyé un échec cuisant quatre ans plus tard, en se faisant éliminer en phases de poules. Mais la Roja a néanmoins remonté la pente en atteignant notamment les 8e de finales lors de l'Euro 2016. Sur ces dix dernières rencontres, elle a remporté neuf victoires et effectué un match nul, avec trente-six buts marqués et seulement trois encaissés.

 

Une Coupe du Monde de la dernière chance ?

 

A Madrid, les supporters de la Roja estiment évidemment que l'équipe a toutes ses chances dans cette compétition : "On a une grosse équipe cette année, surtout au niveau de l'attaque ! Avec des joueurs comme Ramos, Iniesta, Vasquez, Busquets, Koke et la révélation Ascensio, c'est normal que l'on fasse partie des favoris", estime l'une d'entre eux. Il n'empêche que comme le rappelle Eurosport, "la base de l'équipe a dépassé la trentaine" et "les cadres comme Busquets, Costa et Alba en sont proches" :  "c'est maintenant ou jamais pour cette génération de joueurs", estime le journal sportif.

 


Le coup de théâtre Lopetegui

 

Mardi, le Real Madrid a annoncé avoir signé avec le sélectionneur de la Roja, Julen Lopetegui. Le lendemain, mercredi 13 juin, lors d'une conférence de presse, la fédération a fait connaître le licenciement du sélectionneur, deux jours avant le premier match de la Roja en Coupe du Monde contre le Portugal. Luis Rubiales, le président de la fédération a justifié sa décision en assurant qu'il n'était pas au courant des négociations entre Julen Lopetegui et le Real Madrid, ajoutant que "la fédération espagnole ne peut pas être mise au courant 5 minutes avant la sortie d'un communiqué officiel". Parmi les joueurs, seul Sergio Ramos, qui joue au Real Madrid, aurait tenté de convaincre la fédération de maintenir Lopetegui à son poste pour la compétition, les autres ayant estimé que la décision était nécessaire pour préserver la bonne forme de l'équipe.

En Espagne c'est la cataclysme, pour El País, "jusqu’à ce mardi l’Espagne était, avec l’Allemagne et le Brésil, le principal favori de la Coupe du monde". Le compte Twitter officiel de l'équipe a annoncé que Fernando Hierro allait assurer l'intérium pendant la compétition. Le technicien, âgé de 50 ans, a pourtant une expérience limitée en tant qu'entraîneur : elle se limite à une saison sur le banc du Real Oviedo, en 2e division espagnole, en 2016. Auparavant, en 2014, il avait succédé à Zinédine Zidane comme adjoint de Carlo Ancelotti, alors entraineur du Real Madrid.

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