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Sir Philip Green, le milliardaire éhonté qui a inspiré le film Greed

Par Swali Guillemant | Publié le 09/02/2021 à 15:46 | Mis à jour le 09/02/2021 à 16:01
Photo : Matt Brown - flickr
Philip green Topshop textile arcadia

Depuis le rachat de Topshop, vous avez sûrement entendu parler de son ancien propriétaire, Sir Philip Green. Homme d'affaires controversé qui a révolutionné la mode à petit prix, sa vie extravagante a inspiré le film Greed.

 

Mardi dernier nous vous apprenions le rachat de la chaîne de magasins Topshop et du groupe Arcadia par le géant de la vente en ligne Asos avec pour conséquence le licenciement de 23 000 employés.

Ce rachat symbolise la chute d’un homme, Sir Philip Green, aussi connu que controversé au Royaume-Uni. Ainsi, nombreux sont ceux qui se ravissent de le voir tomber.

 

Homme d’affaires

Il s’est fait connaître en 1979, en rachetant à bas prix de vieux stocks de vêtements invendus. Il les a ensuite nettoyés, a changé les étiquettes et les a revendus au prix fort comme neufs dans une boutique. Ses affaires s’enchaînent, toujours avec sa recette du succès : mettre la main sur des entreprises en difficulté. Il met la main sur l’enseigne d’habillement BHS (British Home Stores) pour £200 millions en 2000.

En 2002, il rachète la marque Topshop pour en faire un géant de la « fast fashion » et un phénomène mondialement connu, Kate Moss dessina même une collection. Tous les magasins du groupe Arcadia comme Topman, Burton ou Miss Selfridge sont une réussite à l’époque. Ont suivi, 15 ans de folies et d’excès pour Philip Green. Il s’est versé à lui et à sa femme des dividendes démesurés allant jusqu’à 1,2 milliard d’euros en 2005.

 

Stars, excès et scandales

A son heure de gloire, tout lui souriait, y compris les célébrités en tout genre, de Bill Clinton à Naomi Campbell en passant par Leonardo DiCaprio et Cristiano Ronaldo. Il est connu pour ses fêtes d’anniversaire extravagantes, il ne s’agit pas d’un simple homme d’affaires mais d’une star.

Il fut impliqué dans de nombreux scandales au fil des ans. En 2010 il est accusé d’évasion fiscale et au cœur d’un scandale concernant les droits et salaires des travailleurs britanniques et étrangers. En 2015, après s’en être mis plein les poches, il cède la chaîne BHS pour une livre symbolique, coûtant les emplois de 11 000 personnes. Certains députés demandèrent alors à ce que son titre de noblesse accordé par la Reine en 2006 lui soit retiré. La chute continue puisque fin 2018, il fit face à des accusations de racisme et de harcèlement sexuel émises par plusieurs employés, des allégations qu’il a toujours niées.

 

Une vie qui en est arrivée à inspirer un film

L’histoire de cet homme a finalement inspiré un film britannique à gros budget en 2019 : Greed. Réalisé par Michael Winterbottom et avec les acteurs Steve Coogan et Isla Fisher.

Greed suit un magnat de la mode, Sir Richard "Greedy" McCreadie, qui fit fortune dans le textile. Dans une situation critique, il tente de sauver sa réputation en organisant une somptueuse fête d’anniversaire pour ses 60 ans sur l'île grecque de Mykonos.

De nombreux éléments du film se basent sur la vie Sir Philip Green : le procès devant une commission parlementaire, le montant de la somme versée à lui-même et sa famille, les scandales d’évasion fiscale. En 2012, l'homme d'affaires a réellement fêté ses 60 ans avec une fête au Mexique pour la modique somme de £6,5 millions et avec les prestations de Robbie Williams, Stevie Wonder et Rihanna. Certaines scènes semblent d’ailleurs être des reproductions à l’identique d’évènements réels.

Ce film nous en apprend plus sur les sombres dessous de l’industrie du textile, tout en nous faisant rire, une véritable réussite !

 

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Swali Guillemant - Journaliste

Swali Guillemant

Étudiante en journalisme culturel, curieuse et impliquée. Passionnée par la culture et les arts.
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