Une nouvelle étape technologique est en place pour ceux souhaitant voyager entre le Royaume-Uni et l’Europe. Le système numérique de l’Union européenne d'entrées et de sorties est désormais actif dans les 29 pays de l'espace Schengen. Une nouveauté qui concerne directement les ressortissants britanniques.


Si se rendre en Outre-manche est devenu difficile avec l’ETA, les britanniques ont eux aussi leur lot de difficultés pour venir en Europe. La mise en œuvre du nouveau système numérique de l’Union européenne a été mise à jour. Lancé progressivement depuis octobre 2025, le système d’entrée et sortie de l’Union européenne (EES) enregistre chaque entrée et sortie de l'espace Schengen de manière numérique. La photo du visage, les empreintes digitales ou encore les données du passeport seront enregistrées après chaque passage de la frontière.
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Un déploiement progressif
Le système s'applique à tous les ressortissants qui n'ont pas la nationalité d'un pays membre de l'Union européenne, voyageant pour un séjour ne dépassant pas 90 jours. Ce programme vise aussi les citoyens britanniques, sauf ceux résidant légalement dans un pays de l'Union européenne, qui doivent prouver leur statut en présentant une carte de séjour biométrique. Sans ce document, ils risquent d’être bloqués ou enregistrés à tort comme touristes. Les enfants de moins de 12 ans devront passer par le contrôle mais ils n’auront pas besoin de donner leurs empreintes digitales (seulement d’une photo de leur visage.)
L'application mobile Travel to Europe devait aider, en pré-enregistrant ses données avant d'arriver à la frontière. Pour l'instant ce n’est pas le cas, car l’EES n'est pas encore actif partout et plusieurs aéroports ont connu de grosses pannes, rendant les déplacements des Britanniques imprévisibles. Chaque voyageur britannique doit désormais s'arrêter pour la biométrie, ce qui provoque des files d'attente interminables, notamment à l'Eurostar. Le système devait être opérationnel partout dès aujourd'hui, mais cet objectif n'est plus réaliste. Plusieurs pays ont pris du retard et ne sont pas encore prêts à l’activer.
Une surveillance renforcée pour les Britanniques
Avec l'EES, il sera beaucoup plus difficile de dépasser la limite autorisée des 90 jours. Le programme calcule automatiquement les jours restants en additionnant tous vos séjours passés dans les pays de l'espace Schengen. Une aide utile pour ne pas dépasser la limite sans le vouloir, mais aussi un moyen de mieux surveiller ceux qui essaieraient de rester trop longtemps.
Ce nouveau système n'est qu'une première étape avant le gros changement des contrôles frontaliers. L'ETIAS qui est le système d'autorisation préalable de voyage, comparable à l'ESTA américain, devrait être lancé vers la fin de l’année et concernera également les ressortissants britanniques voyageant dans l'espace Schengen sans visa.
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