

A force de voir la Sainte Victoire sur ses toiles, il est bon de se souvenir que Paul Cézanne est également un peintre de portraits. La National Portrait Gallery offre une rétrospective au plus près de l’homme à travers son art.
Famille, je vous peins
Premier modèle, la famille a toujours été l’inspiration première des artistes. Paul Cézanne a recréé la sienne avec force et entrain. Notamment son père qui voulait faire de lui un avocat. L’artiste a sublimé la violence et la fougue de la jeunesse avec une technique bien sentie. Sa peinture au couteau est le plus bel emblème de sa période « couillarde », une volonté bien crue héritée de Gustave Courbet.

Des femmes fortes et des hommes sensibles
Mais le peintre realisait portrait physique et... psychologique. Contre la représentation d’un homme puissant et d’une femme séduisante, il va donner une vraie envergure et carrure à celle qui sera la plus proche de lui : son épouse. Hortense Fiquet apparaît comme une femme forte même au milieu du plus coloré des intérieurs, avant leur séparation. Une séparation causée par le succès de son mari et son amour inconsidéré d’Aix-en-Provence où il a son atelier, devenu musée.
Les gens de peu
Ses portraits du critique d’art Antony Valabrègue et du marchand d’oeuvres Ambroise Vollard ont fait son succès. Mais le peintre va finir ses ultimes toiles dans sa ville natale méridionale. Les dernières années à Aixoises, il s’attache à ses anonymes voisins. Sur les représentations de son jardin ou des paroissiennes du village, les traits sont tirés comme le dernier souvenir de sa vie.

Pratique :
- Jusqu’au 11 février 2017
- A la National Portrait Gallery, St Martin’s Place, WC2H 0HE. Métro : Charing Cross.
- Billets de £16 à 20£
- Plus d’informations : http://www.npg.org.uk/whatson/cezanne-portraits/exhibition/
Sur le même sujet























