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Brexit: “les expatriés français font partie du tissu de notre société"

Par Lepetitjournal Londres | Publié le 24/04/2018 à 11:56 | Mis à jour le 24/04/2018 à 12:18
Photo : LePetitJournal.com de Londres
Brexit : “les expatriés français font partie du tissu de notre société

Les citoyens sont au centre des négociations sur le Brexit”, a affirmé Robin Walker, député et sous-secrétaire d’Etat du Department for Exiting the EU (DExEU), en charge des négociations sur le Brexit avec l’Union européenne.

Hier soir, les expatriés français étaient conviés à la Foreign and Commonwealth Office pour y rencontrer des officiels du DExEU et du Ministère de l’Intérieur. L’objectif : informer, mais surtout rassurer les Français(es) vivant au Royaume-Uni. Le DExEU a organisé des événements de cette sorte pour les ressortissant(e)s des 27 pays européens et a déjà rencontré les communautés portugaise, espagnole et roumaine entre-autres.  

 

France-Royaume-Uni : des liens “humains avant tout”

L’événement a été ouvert par l’ambassadeur du Royaume-Uni en France Edward Llewellyn, qui a tenu à souligner les “liens proches” entre la  France et le Royaume-Uni, notamment dans des moments difficiles, comme suite à l’attaque de Salisbury. Emmanuel Macron avait en effet rapidement affiché sa solidarité face au “comportement agressif russe”. Dernièrement, la France s’est également engagée aux côtés du Royaume-Uni et des Etats-Unis dans les combats en Syrie.

Mais l’ambassadeur a rappelé que ce qui rapprochait les deux pays était “des liens humains avant tout”, par la présence de citoyens britanniques en France et vice versa. Une présence humaine, qui représente une véritable richesse pour les deux pays. Edward Llewellyn, puis Robin Walker, ont tous deux fortement mis l’accent sur la “contribution immense que la communauté française apporte au Royaume-Uni”.

Discours d'Edward Llewellyn, ambassadeur du Royaume-Uni en France
Discours d'Edward Llewellyn, ambassadeur du Royaume-Uni en France

 

Répondre aux inquiétudes des expatriés : “we want you to stay”

Si Robin Walker reconnaît les inquiétudes des deux côtés de la Manche, le sous-secrétaire d’Etat croit en les “grands progrès réalisés depuis l’accord de décembre 2018” sur le statut des expatriés européens. Pour Robin Walker, personne n’a intérêt à ce que la situation des expatriés soit difficile. Ainsi, indépendamment de l’issue des négociations du Brexit, le statut des expatriés sera protégé. Un seul mot d’ordre : les expatriés français contribuent largement au développement de la société britannique et le gouvernement de May veut tout faire pour que ces derniers restent au Royaume-Uni.

Un discours rappelant celui de la Première ministre, au Victoria and Albert Museum le 18 janvier dernier. Face au président Macron, Theresa May s’était exprimée en français en ces termes : “en tant que Première Ministre du Royaume-Uni, je suis fière que plus de trois millions de citoyens européens y compris des centaines de milliers de nos amis français aient choisi de faire leur vie et de construire leur foyer ici, dans notre pays. J’attache une grande valeur à votre contribution à notre pays – vous enrichissez tous les secteurs de notre économie, de notre société, de notre culture, de nos vies. Je sais que notre pays serait plus pauvre si vous le quittiez, et je souhaite que vous restiez.

Discours de Robin Walker, député et sous-secrétaire d'Etat du Department for Exiting the EU
Discours de Robin Walker, député et sous-secrétaire d'Etat du Department for Exiting the EU

 

Un dispositif qui se veut convaincant

Le DExEU et le ministère de l’Intérieur n’ont rien laissé au hasard, en organisant des discours optimistes et rassurant tenu par des ambassadeurs et le sous-secrétaire d’Etat, mais également par la section Questions/Réponses animée par trois officiels du DExEU et du ministère de l’Intérieur, prêts à répondre à toutes les questions des Français. Face à des expatriés mitigés, voire franchement inquiets sur leur avenir post-Brexit, le discours se voulait extrêmement rassurant, sans hésiter à rentrer dans les détails de la procédure pour  la clarifier. Toujours dans le ton donné par les ambassadeurs, le message était clair : la procédure pour acquérir le statut de résident(e) post-Brexit a été “conçue pour aider les expatriés à rester” au Royaume-Uni.

Pour cela, les expatriés européens pourront, dès la seconde moitié de 2018, entamer la démarche pour obtenir le statut de résident(e), de manière volontaire. Pour prétendre au statut de résident, vous devrez prouver une présence au Royaume-Uni durant les dix dernières années, par le biais de fiches d’impôts par exemple - la liste des documents sera révélée prochainement.

Robin Walker, député et sous-secrétaire d'Etat du Department for Exiting the EU
Robin Walker, député et sous-secrétaire d'Etat du Department for Exiting the EU

 

Mais le ministère de l’Intérieur tente de simplifier au maximum la procédure, qui devrait se faire en ligne, et avec des documents divers, pour s’adapter à toutes les situations. Les personnes venues s’installer au Royaume-Uni avant que le pays ait rejoint l’Union européenne n’auront pas à payer pour la procédure, comme ils ont déjà eu à passer par de telles démarches par le passé. Enfin, le statut de résident est assuré, même pour un(e) expatrié(e) qui voyagera hors du Royaume-Uni pendant 5 ans (soit trois ans de plus que la législation actuellement en vigueur au sein de l’Union européenne).

Le dispositif sera disponible deux ans en avance, pour pouvoir l’ajuster suivant les retours des expatriés sur la procédure. Pour consolider les droits des expatriés européens, les accords trouvés sur leurs statuts seront inscrits dans la loi britannique. “Nous voulons assurer aux expatriés français qu’ils ont un avenir prometteur au Royaume-Uni et qu’ils font partie du tissu de notre société, de notre culture”.  

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2 Commentaire (s)Réagir
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Patricia Connell ven 27/04/2018 - 14:17

Je tiens à faire une petite rectification. Vous n'avez pas à prouver que vous êtes au RU depuis au moins 10 ans pour obtenir "Settled Status". Comme pour la "Permanente Residence (PR)", vous devez avoir vévu au RU pendant 5 ans minimum.

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Jacqueline mer 09/05/2018 - 15:57

Si seulement c'était la seule erreur dans cet article ! C'est vraiment n'importe quoi !

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