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En soutien à l’Ukraine, quelles sont les multinationales qui quittent la Russie ?

Par Colin Porhel | Publié le 09/03/2022 à 18:04 | Mis à jour le 11/03/2022 à 10:01
Photo : Keming Tan - Unsplash
Le logo Shell brille dans la nuit

Pressées par les Etats occidentaux, un nombre croissant d’entreprises étrangères choisissent de se retirer du marché russe. Les firmes britanniques ne font pas exception.

 

Parmi elles, le géant pétrolier BP a été la première à réagir à l’invasion décidée par Vladimir Poutine. Convoqué dès le 25 février par le secrétaire d’Etat en charge de l’Energie, Kwasi Karteng, son directeur général a annoncé des mesures fortes, malgré des répercussions économiques certaines. La plus grande société d’or noir du pays ne possède désormais plus aucun lien avec son ancien partenaire russe, Rosneft, dont il possédait auparavant 19,75 % du capital. Une opération qui pourrait coûter à l’entreprise près de 25 milliards de dollars, selon le Financial Times.

Son concurrent national, Shell, a rapidement pris des décisions similaires. Engagée dans plusieurs projets gaziers, dont Shakaline 2 et Nord Stream 2, la multinationale dirigée par Ben Van Beurden n’entretient désormais plus aucune relation avec son ancien co-exploitant, Gazprom. Un choix également plébiscité par l’entreprise énergétique Centrica.

 

Cabinets d’avocats, constructeurs automobiles et chaînes d’information également concernés

Membre de l’éminent Magic Circle, le cabinet d’avocats britannique Freshfields Bruckhaus Deringer n’accepte désormais plus de défendre des sociétés ou des personnes jouant un rôle dans l’action militaire russe. « Comme tant d'autres dans le monde, Freshfields est profondément préoccupé par les pertes de vies humaines et la crise humanitaire en cours en Ukraine. Nous condamnons fermement les actions du gouvernement russe et exprimons notre solidarité avec toutes les personnes touchées », s’est justifié le cabinet.

De son côté, le groupe automobile Jaguar Land Rover suspend ses livraisons de véhicules vers Moscou. Une prise de position saluée par Kwasi Karteng, qui s’est félicité « qu’un nombre croissant d'entreprises et de gouvernements se joignent à l'ensemble de la communauté internationale pour isoler la Russie, tant sur le plan diplomatique que financier ».

La chaîne de télévision de la BBC a, quant à elle, brièvement arrêté d’émettre en langue anglaise sur le territoire russe. Les dirigeants britanniques s’étaient donné quelques jours pour réfléchir à l’avenir de ses journalistes présents sur place après l’adoption d’une loi visant à lourdement sanctionner les « informations mensongères » sur l’intervention militaire en cours. Le média continuera finalement à raconter « cette partie cruciale de l’histoire de manière indépendante et stricte », selon un communiqué du groupe.

 

Les entreprises européennes et étasuniennes solidaires de l’Ukraine

En France aussi, certaines marques se retirent progressivement du marché russe. C’est notamment le cas du guide Michelin et de la société de luxe Hermès. Le groupe Renault a également annoncé la fermeture de son site russe de Togliatti, qui employait 35 000 personnes. Parmi les géants de la Tech mondiale, Apple, Tik Tok, Google ou encore Netflix coupent eux aussi leurs liens avec la Russie. Dans le secteur du textile, Zara, H&M et Mango ont tous mis un terme à leur collaboration avec la Russie. Sous la pression du président américain, Joe Biden, les symboles étasuniens que sont McDonalds et Coca-Cola ont aussi accepté de fermer temporairement leurs magasins et de suspendre leurs ventes.

Mais malgré un relatif consensus parmi les multinationales occidentales, certaines continuent leurs activités sur le territoire de Vladimir Poutine. Le géant des cosmétiques, L’Oréal, s’est ainsi résigné à ne plus profiter de ses boutiques russes, mais conserve tout de même son usine près de Moscou.

Colin Porhel - journaliste

Colin Porhel

Etudiant en troisième année de licence en Langues Etrangères Appliquées à l’Université de Brest Occidentale (UBO).
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