

A l'issue des élections législatives de juin dernier, Alexandre Holroyd a été élu député des Français établis hors de France sous l'étiquette de La République En Marche avec 70 % des suffrages exprimés [et un taux d'abstention record de 82,5 %]. Issu de la société civile sans avoir jamais exercé de mandat électif, le nouveau député de la troisième circonscription d'Europe du Nord s'est retrouvé propulsé à Paris afin de siéger dans l'Hémicycle du palais Bourbon. Un nouveau rôle, une nouvelle vie mais surtout de nouvelles responsabilités.
« Nous mettre rapidement au travail »

Une seule appréhension : « être à la hauteur de la tâche »
« L'appréhension que j'ai aujourd'hui est la même que pendant ma campagne : être à la hauteur de la tâche », a déclaré le nouveau député. « Je ne crois pas aux discours selon lesquels il faut avoir 25 années d'expérience pour être parlementaire. Le changement perturbe souvent certains mais il est bénéfique pour l'intérêt général, on apprend toujours des choses. Certes, c'est loin d'être parfait et nous n'avons pas tout accompli mais c'est pour l'instant un succès ».
De candidat à député : un quotidien chamboulé
« Le quotidien de la campagne était très différent, avant je défendais un projet présidentiel, maintenant j'oeuvre à le mettre en application ». Une tâche colossale d'autant plus qu'Alexandre Holroyd fait partie de la commission des Finances et de la commission des Affaires européennes. Le jeune député sera donc amené à travailler - entre autres - sur les lois de financement, décisives pour l'adoption du budget de l'Etat [en déficit de 8 milliards sous la précédente législature, Ndlr]. « Cela reste un travail de mise en page et de mise en service du projet présidentiel ainsi que de pédagogie et d'écoute en circonscription. Mais c'est aussi et surtout un travail de rencontres avec les différentes parties prenantes, les élus locaux, le personnel diplomatique ». Entre Paris et Londres, la ville qui l'a vu grandir, Alexandre Holroyd a fait son choix. « Je me suis engagé à continuer de vivre à Londres et je continue à vivre en circonscription ». Le député ne se rendra à Paris que pour les séances à l'Assemblée et autres événements ponctuels mais s'est « engagé à rester un député de terrain ».
Antoine Engels @AntoineEngels, le 10 juillet 2017



















