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450 millions de livres investis par Londres pour réduire les frais des étudiants européens ?

Le gouvernement britannique serait prêt à consacrer jusqu’à 450 millions de livres par an pour permettre aux étudiants européens de payer les mêmes frais universitaires que les Britanniques. Une concession toutefois conditionnée à l’accès du Royaume-Uni au programme industriel européen « Made in Europe », dans le cadre des négociations de rapprochement entre Londres et Bruxelles.

Le Royaume-Uni pourrait faciliter la venue d'étudiants de l'Union européenne dans ses universités.Le Royaume-Uni pourrait faciliter la venue d'étudiants de l'Union européenne dans ses universités.
Actuellement, les frais de scolarité dans les universités britanniques peuvent dépasser les 60 000 euros pour les étudiants européens.
Écrit par Jules Cottalorda
Publié le 4 novembre 2026

Le rapprochement entre le Royaume-Uni et l’Union européenne pourrait aussi passer par les universités. Selon des informations révélées par The Guardian le 1er novembre, le gouvernement d’Andy Burnham étudie la possibilité de rétablir des tarifs universitaires préférentiels pour les étudiants européens. Depuis le Brexit, ces derniers sont généralement soumis aux frais internationaux, parfois bien supérieurs à ceux payés par les étudiants britanniques.

Mais Londres ne compte pas faire ce geste sans contrepartie : l’objectif est d'obtenir en échange un accès au dispositif industriel européen « Made in Europe ». Un dossier qui figure parmi les principaux sujets de négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne avant le sommet prévu le 20 novembre.

 

Des frais qui dépassent parfois 60 000 euros pour les étudiants européens dans les universités britanniques

Aujourd’hui, les étudiants européens peuvent être confrontés à des frais dépassant 60 000 livres par an dans certaines universités du Royaume-Uni, contre un peu plus de 9 000 livres pour les étudiants nationaux. Bruxelles souhaite que les jeunes Européens puissent retrouver des conditions tarifaires similaires à celles des Britanniques.

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Londres serait disposé à accepter cette demande et à compenser financièrement les universités pour les recettes perdues. Selon plusieurs sources ayant eu connaissance des estimations du Trésor britannique, la facture pourrait atteindre 450 millions de livres par an dans le scénario le plus coûteux, qui prévoit un alignement complet des frais et une forte demande. Ce montant reste toutefois hypothétique : un responsable gouvernemental le juge même spéculatif.

La proposition pourrait susciter des critiques au Royaume-Uni, alors que de nombreux diplômés britanniques contestent les conditions de remboursement de leurs prêts étudiants. Pour le gouvernement, l'enjeu est donc de trouver un équilibre entre le coût de la mesure et les bénéfices attendus d'une relation plus étroite avec l'Europe.

 

 

En contrepartie, le Royaume-Uni demande l’accès au programme « Made in Europe »

En échange de cette ouverture, le Royaume-Uni réclame un accès au programme européen « Made in Europe », également appelé Industrial Accelerator Act. Ce dispositif vise à favoriser les entreprises européennes dans certains secteurs industriels stratégiques, notamment les véhicules électriques, les batteries et les technologies propres.

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L’accès à ce dispositif reste toutefois un point de négociation délicat. La France aurait notamment proposé d’ouvrir le programme aux fabricants britanniques à condition que Londres s’aligne sur certaines règles commerciales européennes, ce qui pourrait impliquer des changements concernant les droits de douane sur les véhicules électriques chinois. Pour le Royaume-Uni, l’enjeu est important, notamment pour son industrie automobile, qui cherche à préserver sa place sur le marché européen.

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