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5 conséquences directes du Brexit pour l’Europe et le Royaume-Uni

Par Euro Accounting | Publié le 05/02/2019 à 17:45 | Mis à jour le 05/02/2019 à 17:45
5 conséquences directes Brexit Europe Royaume-Uni

Le Royaume-Uni s'apprête à quitter l'Union européenne fin mars. Après deux ans de négociations complexes entre le pays et les vingt-sept autres Etats membres, Euro Accounting Ltd met en lumière 5 conséquences directes du Brexit, parmi d’autres…

1. Fin des transactions sous le régime intra-communautaire entre le Royaume- Uni et les États-membres de l’UE

Les transactions import/export seront soumises aux paiements des droits de douanes et de la TVA.

Les ventes d’une société basée dans un Etat membre de l’UE à des clients au Royaume-Uni ne seront plus considérées comme des livraisons intracommunautaires mais deviendront des exportations.

De même, les achats à des sociétés basées au Royaume-Uni ne seront plus des acquisitions intracommunautaires mais deviendront désormais des importations.

Concernant les demandes de remboursements de TVA, elles ne pourront plus être demandées par voie électronique, par les redevables établis au Royaume-Uni. Désormais, ils devront effectuer leurs demandes de remboursement de TVA conformément à la directive n°86/560/CEE qui permettra aux États membres de conditionner les restitutions à la réciprocité.

Enfin la désignation d’un représentant fiscal en tant que responsable du paiement de la TVA, pourra être imposée à une société créée au Royaume-Uni et effectuant des opérations imposables dans un État membre de l’UE, par cet État membre.

Le Royaume-Uni sera libre de définir ses propres taux de TVA. Le taux standard minimum dans l’UE est de 15%.

2. UN RELÈVEMENT DES BARRIÈRES DOUANIÈRES

Avec le Brexit s’ouvre en réalité une longue période d'incertitude, avec des conséquences pour les entreprises britanniques, le commerce et l'attraction des investissements.

Les barrières commerciales pourraient être relevées pendant cette période de transition, avec 5,6 milliards de livres (7,2 milliards d'euros) par an de droits de douane supplémentaires à payer pour les exportateurs britanniques, d'après l'OMC. Certaines sociétés des secteurs manufacturiers comme Airbus ou BMW risquent de ne pas approuver ces nouvelles barrières tarifaires et quitter l’Angleterre.

3. UN CHÔMAGE EN HAUSSE

Le Brexit aura évidemment des conséquences sur l’emploi dû à la panne de croissance. Dans son «scénario limité», le FMI, anticipait un taux de chômage à 5,3% en 2017, contre 5% aujourd’hui et à 6,5% d'ici deux ans. Selon le cabinet PWC, le Brexit coûterait environ 129 milliards d’euros de perte d’activité, ce qui se traduirait par 950 000 emplois en moins d’ici à 2020, et une hausse du chômage évaluée entre 2 et 3%. Le secteur financier serait parmi les plus impactés. En effet, si les banques de la City de Londres perdent le droit de vendre sans entrave leurs services financiers depuis le Royaume-Uni vers les pays de l'UE, la cure d'amaigrissement pourrait concerner une centaine de milliers d'emplois d'après la société de lobbying TheCityUK.

4. UN VISA POUR TRAVAILLER OU ETUDIER À LONDRES ?

Après la sortie du Royaume-Uni de l’UE, les ressortissants européens seront soumis aux mêmes règles que les non-Européens. Les citoyens européens devront demander un visa de travail ou d’étudiant après le Brexit. Cependant ce système ne serait appliqué aux ressortissants européens qu’à partir du 1er janvier 2021, soit après la période de transition convenue pour le moment entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Mais les discussions sur les conditions du Brexit sont actuellement dans l’impasse et la possibilité d’un non-accord pourrait remettre les choses en question. Pour les vacances ou des séjours de moins de trois mois, pas besoin de visa.

D’après le quotidien The Guardian, les employeurs seront également confrontés à une surcharge annuelle de £1.000 pour chaque ressortissant européen embauché, comme c’est déjà le cas aujourd’hui pour les employés hors UE en demandant un visa à l’immigration.

5. DES PERTES POUR LES ENTREPRISES FRANÇAISES

Si des accords ultérieurs de libre-échange ne sont pas conclus avec l'UE, la France fera partie des six pays les plus touchés par le Brexit selon le cabinet Euler Hermes. Les entreprises françaises pourraient enregistrer jusqu'à 3,2 milliards d'euros de pertes additionnelles à l'export d'ici 2019, dans le pire des cas. Soit tout de même 0,5% du total des exportations de biens et services. Dommage au moment où l'activité montre des signes de reprise.

Pour plus d’information n’hésitez pas à contacter notre équipe.

Euro Accounting Ltd

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