Mardi 13 novembre 2018
Édition Internationale
Édition Internationale
  Ne manquez plus les
dernières nouvelles
S'abonner

SÉRIE – Êtes-vous un Français optimiste ?

Par Adrien Filoche | Publié le 27/07/2018 à 10:22 | Mis à jour le 27/07/2018 à 10:24
expatrie profil typologie

À la manière d’une série d’été, nous vous proposons de découvrir quel profil type d’expatrié vous correspond. Aujourd’hui, l’optimiste, ou celui qui voit le positif ABSOLUMENT partout. Et parfois, ça a tendance à bien nous énerver ! Mais bon, on l’aime quand même…

 

Épisode 4 : Le Français optimiste

Relativiste converti, même au pied du précipice, l’optimiste ne sombrera jamais dans le terrible gouffre du « négativisme ». Et puis avec notre belle victoire en Coupe du monde, on a de quoi être optimiste, non ? (On n’avait pas dit qu’on arrêtait avec les références footballistiques ?)

Dans le monde de l’expatriation, 11 % des Français se définissent comme « optimiste », selon l’étude annuelle InterNations. À l’étranger, 88% des Français optimistes sont satisfaits de la météo. (Et oui, le beau temps, c’est important pour le moral, c’est pour cela que les Normands sont toujours ronchons… Je suis Normand, j’ai le droit de me moquer !)

’J’ai vécu dans de nombreux pays pendant des années, mais Barcelone est sans aucun doute l’une des villes avec la meilleure qualité de vie que l’on puisse trouver’’, raconte un Français optimiseur installé en Espagne. C’est sûr que Barcelone, ça fait un peu plus rêver…

81 % des optimistes sont heureux de leur situation financière. ’’Mon salaire est largement suffisant pour profiter de ce vibrant pays’’ note un Français vivant en Turquie. Et voilà, on en revient toujours à l’argent… Super ! Bon, au moins, on vient d’apprendre que des personnes satisfaites de leur salaire, ça existe ! (Dédicace à tous les stagiaires.)

Cultive ton optimisme

En ce qui concerne leur vie professionnelle, 96 % Français optimistes travaillent à temps plein, ce qui est bien supérieur à la moyenne mondiale des optimiseurs (81%). Et paf, dans les dents des french bashers qui osent dire qu’on est un peuple de fainéants… Bon après, c’est vrai que le Français optimistes passent un peu moins de temps au travail que les autres nationalités (42,6 contre 43,4 heures en moyenne). Mea Culpa.

Le Français « optimiste » n’éprouve pas de difficultés à s’installer à l’étranger, comme son cousin « explorateur ». (Pour ceux qui ont raté l’épisode sur l’explorateur, honte à vous, c’est le précédent.) Plus de 7 sur 10 (73%) se sentent à l’aise avec la culture locale, soit la deuxième proportion la plus importante parmi les expatriés français, après les explorateurs justement (78%).

Enfin, les Français optimiseurs jugent facile de se faire de nouveaux amis à l’étranger (69 %). Après tout, c’est vrai que c’est plus agréable d’être ami avec un éternel optimiste plutôt qu’avec un pessimiste converti ! Toujours est-il que si certains disent que l’optimisme, ça se cultive, d’autres ne doivent pas être de très bons jardiniers…

À suivre, les conjoint(e)s d’expats…

Dans notre prochain et avant dernier épisode (et oui, ça passe si vite…), découvrez le ou la conjoint(e) d’expat et son lot de surprises !

 

 

Nous vous recommandons

292fc5e8-11b1-47f3-af45-881519adf045

Adrien Filoche

Étudiant en Mastère de Journalisme spécialisation Internationale à Nice, je suis depuis janvier 2018 au sein de la rédaction de Paris du petitjournal.com
2 Commentaire (s)Réagir
Commentaire avatar

ipsette mer 15/08/2018 - 16:19

J'ai fait partie de la toute première génération d'étudiants ERASMUS, et la grande école parisienne dont je faisais partie, a TRES MAL apprécié mon initiative, m'interdisant de parler de mon expérience lors d'un cours d'anglais = la prof d'anglais, qui m'avait soutenue dans cette initiative, m'a fait part que la direction, informée de ma demande de partager mon expérience, s'était fermement opposée à ce qu'elle devait voir... comme de la concurrence ! et maintenant, qui n'a plus son échange ERASMUS dans son CV ? J'ai donc poursuivi à Oxford, où ma mentalité est : "un esprit sain dans un corps sain" = la première association à laquelle je me suis donc inscrite a été le club d'aviron de mon college. Or... on peut aller jusqu'à 2 heures d'entraînement sur la rivière, tôt le matin, et une heure d'haltérophilie avant le dîner = je me suis transformée en MUSCLOR tout en étant végétarienne, car on était en période de "vache folle", et les étudiantes scientifiques m'avaient dit qu'il valait mieux s'abstenir tant que la lumière ne serait pas totalement faite... C'était donc rutabagas tous les jours ! Je suis restée très attachée à mon college, et retourne régulièrement assister aux réunions de promo.

Répondre
Commentaire avatar

ipsette jeu 16/08/2018 - 11:51

Maintenant, le contexte international a changé, et il y a eu le BREXIT ! donc pour faire son échange ERASMUS en anglais, et en toute sérénité, je conseille l'université de Malte, où j'ai été assister à des cours de Sociologie politique, en anglais, donnés par... un enseignant français ! Et côté climat, Malte c'est Ibiza toute l'année ! Puisque j'ai fait des études juridiques, je suis également allée assister à un procès au tribunal. Punaise ! c'était du PENAL ! Le procureur a demandé aux dockers incriminés de "mimer" leurs échanges de coups ! je me suis immédiatement levée, la tête entre les mains, et j'ai vu la totalité des avocates piquer un fou rire.... Mais aucune raison pour autant que la France fasse mauvaise figure, direction : à l'étage, le droit de la famille. La secrétaire : "Maître, vous n'êtes pas inscrite au rôle, dans quelle affaire plaidez-vous ?" J'ai expliqué que j'étais une chargée de TD, chargée d'évaluer, pour la Sorbonne, si des échanges ERASMUS pouvaient être mis sur pied. D'abord, droit commercial : "La parole est un sport de combat" ! Le juge a dû faire cesser les hostilités. A la pause, je me suis éclipsée, disant à la secrétaire que j'avais remarqué quelques différences entre nos interprétations du droit de la famille, mais que c'était cela qui nous enrichissait ! et que j'allais insister sur ce point positif, envers la direction de la Sorbonne. 2 jours plus tard, un homme m'a saluée dans la rue en levant son chapeau : c'était le juge lui-même ! Il ignorait que j'avais aperçu une étudiante de Paris 2 Assas en sociologie politique. Et entre Paris 2 et Paris 10, pas de cadeau, n'est-ce pas ? Je vote Droit constitutionnel, option Carcassonne... comprenne qui pourra !

Répondre

Société

Beyrouth Appercu
SALON DU LIVRE DE BEYROUTH

Tahar Ben Jelloun : « Dans le monde arabe, l’individu est écrasé »

​​​​​​​L’écrivain franco-marocain, membre de l’académie Goncourt, a publié cette année La Punition qui raconte les années de plomb au Maroc, à la fin des années 60.

Culture

Beyrouth Appercu
SALON DU LIVRE DE BEYROUTH

Véronique Olmi : « Bakhita est un emblème d’espoir »

L’ouvrage racontant l’histoire de cette ancienne esclave, devenue religieuse avant d’être canonisée a été récompensé du Prix « Le Choix Goncourt de l’Orient » lors du Salon du livre de Beyrouth en 201

Voyage

Rome Appercu
HISTOIRE

Singeries et superstitions des rues romaines

Au détour de quelques rues du centre historique, au numéro 18 de la via dei Portoghesi, on peut voir s’ériger une tour aux allures médiévales : la Torre della Scimmia du Palazzo Scapucci.

Sur le même sujet