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EXPAT HEROES – "Montrer la réalité de l’expatriation loin des clichés"

Par Lepetitjournal.com International | Publié le 12/06/2017 à 15:38 | Mis à jour le 13/06/2017 à 09:06

Expatriée hier en Espagne puis en Suède, Cristina vit aujourd'hui en Angleterre, voguant de pays en pays au gré de ses différentes migrations. Et parce que chaque « expérience de vie à l'étranger est unique » cette « serial expat » a eu envie de mettre en avant des parcours d'expatriés, atypiques et inspirants. Deux fois par mois, à travers ses podcasts « Expat Heroes », elle donne donc la parole aux Français de l'étranger « qui se réalisent » loin de l'Hexagone. 

D'expatriation en expatriation, trouver un travail - mais surtout le garder - peut s'avérer compliqué, voire carrément frustrant. C'est exactement ce qui s'est passé pour Cristina. En Suède par exemple, alors qu'elle avait appris le suédois et qu'une opportunité professionnelle se présentait à elle, « il a fallu repartir », obéissant aux directives de « l'entreprise de (son) mari, en pleine réorganisation ». En arrivant en Angleterre, quelques années plus tard, elle s'est donc dit qu'on ne l'y reprendrait plus. L'idée de créer un « projet-portable », nomade, qu'elle puisse emmener partout avec elle si jamais elle « devait repartir » a commencé à germer dans son esprit. Expat Heroes naissait.

« S'adapter, se réaliser à l'étranger »

Grande consommatrice de fichiers audio qu'elle « écoute depuis de nombreuses années », elle a eu le « déclic », lorsqu'entre deux expatriations, de retour en France, elle décroche un poste en « communication interne » dans une entreprise où elle a pour mission de superviser la réalisation de podcasts. « Ça m'a énormément plu, et je me suis dit : si je le faisais moi aussi ? ».

Mettre en exergue des parcours singuliers d'expatriés qui se sont « réalisés à l'étranger », parler également de « l'impact de l'expatriation » sur nos vies, raconter la « vie de Français à l'étranger », voilà de quoi traitent les podcasts d'Expat Heroes. À travers les interviews de 35 minutes environ qu'elle réalise, Cristina souhaite aussi « montrer la réalité de l'expatriation loin des clichés ». 

À chaque fois, les podcasts d'Expat Heroes sont divisés en deux parties. Une première sur « l'accomplissement personnel et professionnel » de l'interviewé, et une seconde « plus concrète sur l'adaptation au sein du pays, l'acclimatation aux différents codes culturels ».

Le dernier podcast en date nous raconte par exemple l'itinéraire d'Élise Goujon, guide touristique à New-York. « Elle a monté son activité, sa structure de A à Z et je pense que ça peut être intéressant pour beaucoup d'expatriés ».

Le prochain épisode mettra quant à lui Catherine Martel à l'honneur, la créatrice du groupe Facebook d'entraide, Expats Parents et du site du même nom dont nous vous parlions ici

« Combler un manque » 

Cristina a créé ces  podcasts pour « combler un manque ». Avant qu'elle ne parte à l'étranger, et même une fois installée sur place, elle aurait aimé pouvoir se retrouver à travers des témoignages d'autres expats. « Sortir de sa zone de confort peut être assez désarçonnant. Ça m'a manqué de ne pas avoir ce type de témoignages : des gens qui racontent comment ils ont (re)-trouvé leurs repères ». 

« Avec le recul, je n'aurais jamais osé lancer Expat Heroes, si je n'avais pas été dans cette situation et cette position de conjoint suiveur. Si j'étais restée en France, j'aurais eu ma carrière, j'aurais conservé mon petit confort de vie ».

D'autant plus que cette position de conjoint suiveur peu parfois être difficile à vivre. Le conjoint suivi pouvant souvent être perçu « comme un super héro par son entreprise, parce qu'il a une mission très importante, des responsabilités? Alors que l'autre est en complet décalage. Il se retrouve à gérer les tâches de la vie quotidienne, il prend en charge l'éducation des enfants? etc. ».

Cristina, elle, ne regrette pourtant « pas une seule seconde » ses choix. « Au niveau professionnel j'apprends énormément de choses grâce à Expat Heros. C'est un projet très complet, et puis je rencontre des gens très intéressants ». 

Même si quelques difficultés peuvent exister quand on part vivre à l'étranger, surtout au début d'ailleurs « lorsqu'on ne comprend rien de ce qui se passe autour de nous », l'expatriation reste tout de même une « belle expérience, qui nous fait grandir ».

L'un des plus beaux souvenirs d'expat de Cristina restera sans doute le fait de « parler suédois devant son enfant et le voir impressionné par sa maman qui parle une autre langue. Ce sont de petits moments, qui nous font nous sentir bien ».

Noémie Choimet (www.lepetitjournal.com) mardi 13 juin 2017. 

Pour écouter Expat Heroes il suffit de se rendre ici ou de s'abonner gratuitement au podcast sur ITunes.

Lire aussi : EXPATS PARENTS ? Un site et un groupe Facebook pour échanger et s'entraider

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