

Avec son premier spectacle Enfin sur scène ?, Gaspard Proust réalise une entrée fracassante dans le monde du one-man-show
Comment qualifier Gaspard Proust ? Un jeune homme, 34 ans, avec une tête de premier de la classe. Premier indice : il est produit par Laurent Ruquier. Deuxième indice : le magazine Le Point dit de lui : "À côté de Gaspard Proust, Stéphane Guillon passe presque pour un gentil". Voilà peut-être en une seule phrase la définition d'un Gaspard Proust qui monte pour la première fois sur les planches avec son one-man-show : "Enfin sur scène ?"
L'humoriste s'est fait connaître en remportant de nombreux prix dans les festivals et en assurant la première partie des spectacles de Patrick Timsit. Élevé entre l'Algérie et la Suisse, le diplômé de HEC tape dans l'oeil de Laurent Ruquier, qui décide de le produire. L'animateur va même plus loin en lui confiant un siège dans son émission "On va s'gêner" sur Europe 1.
Radicalité humoristique
Au milieu des anciens, le nouveau Gaspard va faire une entrée remarquée. Par son humour acerbe, corrosif, noir et sans foi ni loi, il allume la religion, la droite et la gauche, et l'actualité en général. S'il n'aime pas "faire rire" selon Laurent Ruquier, ses répliques courbes et acerbes font mouche à l'antenne et ne laissent pas grand monde indifférent. S'il joue la carte de la radicalité humoristique, Gaspard Proust a trouvé son public, dans la lignée des Alévêque et des Guillon, mais également de Pierre Desproges.
Pour son premier spectacle, le comique livre une critique de la société actuelle avec des pensées personnelles sur des événements ou des personnalités, sans distinction de couleur, de parti politique, d'idéologie,? En vrac, la religion : "J'ai très longtemps voulu faire prêtre. Mais j'étais trop timide pour aborder les enfants." L'idéologie ? "Le nazisme, c'est comme un meeting de Ségolène, mais avec des idées." "Il faut avoir le courage de reconnaître que le nazisme a commis des erreurs. Envahir la Pologne au lieu de la Suisse, c'est comme habiter en face de la banque centrale et braquer le kebab." La suite, c'est enfin sur scène !
Marie Varnieu (www.lepetitjournal.com) lundi 26 avril 2010


































