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Antisémitisme : la loi Yadan, entre soutien transpartisan et critiques à gauche

Portée par la députée des Français établis hors de France, Caroline Yadan, et co-signée par près de 120 parlementaires, une proposition de loi visant à lutter contre les « formes renouvelées de l’antisémitisme » a été examinée en commission des Lois de l’Assemblée nationale mardi 20 janvier 2026. Contestée à gauche, le texte entend notamment renforcer le délit d’apologie du terrorisme, créer un nouveau délit d’appel à la destruction d’un État et lutter contre la banalisation de la Shoah. Son examen en séance publique est prévu lundi 26 janvier 2026

Caroline Yadan en commission des lois le 20 janvier 2026 Caroline Yadan en commission des lois le 20 janvier 2026
Caroline Yadan en commission des lois le 20 janvier 2026
Écrit par La Rédaction
Publié le 23 janvier 2026

 

 

 

Un texte né après le 7 octobre 2023

Déposée le 19 novembre 2024, la proposition de loi « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » est portée par Caroline Yadan, députée Ensemble pour la République, élue de la 8e circonscription des Français de l’étranger - Italie, Grèce, Turquie, Israël, Chypre, Malte et Palestine - . L’élue présente son initiative comme une réponse à « la montée brutale et multiforme de l’antisémitisme » depuis le 7 octobre 2023. Treize auditions ont été menées en amont, qui, selon elle, convergent toutes vers la nécessité d’un tel dispositif dans un contexte « extrêmement complexe pour les Juifs de France ». 

 

Le texte s’articule autour de trois piliers selon la députée dans un message envoyé à la rédaction le mardi 20 janvier 2026 : "le renforcement du délit d’apologie du terrorisme, la création d’un nouveau délit pénal d’appel à la destruction d’un État et la lutte contre la banalisation outrancière et la minoration de la Shoah."

 

La loi Yadan, un soutien transpartisan

Co-signée par près de 120 députés, des Républicains aux socialistes, la proposition rassemble des soutiens allant de Michel Barnier à François Hollande. Figurent également des élus des Français de l’étranger à l’instar de Vincent Caure ou Anne Genetet. Parmi les signataires l’actuelle ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé. 

Pour Caroline Yadan, ce socle politique large témoigne d’une prise de conscience transpartisane. « Des mesures fermes et courageuses, pour adresser un message clair à nos concitoyens : la France protège, sans condition, tous ceux qui vivent sur son sol », a-t-elle salué après l’adoption du texte en commission des Lois mardi 20 janvier. À gauche, les oppositions se cristallisent autour de la crainte d’un amalgame entre l’antisémitisme et la critique de la politique israélienne, ainsi que qu”une restriction aux libertés. L’étape suivante est une discussion en séance publique le lundi 26 janvier 2026. 50 amendements ont été déposés.  

 

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