La Coupe du monde 2026 s’est clôturée le 19 juillet 2026 avec un deuxième sacre de l’Espagne face à l’Argentine (1-0). Après cinq semaines de compétition, des polémiques et une avalanche de nouveautés, quel bilan tirer de cette édition 2026 au Canada, au Mexique et aux États-Unis ?


28 millions d’abonnés. C’est le nombre de followers qu’a gagné le gardien du Cap-vert Vozinha pendant la Coupe du monde 2026. La performance de l’équipe capverdienne, hissée jusqu’en 16e de finale, a séduit le monde du football. Après cinq semaines, la compétition s’est clôturée le 19 juillet 2026 par une victoire de l’Espagne face à l’Argentine (1-0). Entre polémiques sportives, politiques, 48 équipes réparties sur trois continents et une avalanche de nouveautés, quel bilan tirer de cette édition 2026 au Canada, au Mexique et aux États-Unis ?

Beaucoup d’équipes et de matchs lors de la Coupe du monde 2026
Le Mondial 2026 a été le premier de l’histoire à être organisé entre trois pays. Des matchs éparpillés qui ont généré de nombreux déplacements, que ce soit pour les équipes, le staff, les officiels ou les supporters. Ces déplacements ont été fatigants pour les joueurs, coûteux pour les fans et surtout très polluants. Plusieurs mois avant le début du Mondial, des scientifiques avaient annoncé que cette édition 2026 de la compétition serait la plus polluante de l’histoire.
2026 est aussi la première Coupe du monde à 48 équipes au lieu de 32 auparavant. Cet élargissement a permis à de nombreuses équipes de participer à leur premier Mondial comme le Cap-vert, la Jordanie, l'Ouzbékistan et Curaçao, faisant partie du Royaume des Pays-Bas. Une participation historique pour ces équipes de football, mais qui a livré une compétition à rallonge avec 104 matchs.
Le Cap-vert a notamment fait une très belle impression pour sa première participation. Ils réalisent un match nul d’entrée face à l’Espagne, ultra-favori de la compétition et qui finira par l’emporter. Par la suite, le pays d’Afrique se qualifie pour les 16es de finale et se défend bien face à l’Argentine (2-3), avant de s’incliner face aux champions du monde 2022.
Les Argentins qui sont allés jusqu’en finale font l’objet depuis quelques jours d’une pétition pour les exclure des prochaines Coupes du monde. Les fans de football critiquent notamment leur comportement sur le terrain, dont l’échauffourée après la victoire de l’Espagne en finale. Plus de 23 millions de personnes ont signé cette pétition, qui frôle le record du monde de signatures, bien qu’elle n’ait quasiment aucune chance d’aboutir.
Des polémiques politiques et sportives à n’en plus finir
Il est certain que les nombreuses polémiques liées à l'édition 2026 de la Coupe du monde ont gâché la plus belle fête du football. L’une d’elles, qui a le plus scandalisé les fans, est le refus d’entrer sur le territoire américain pour certains supporters et officiels.
Donald Trump avait publié une liste de pays « blacklistés » dans laquelle figuraient plusieurs nations qualifiées pour ce Mondial 2026, comme Haïti, l'Iran, le Sénégal ou la Côte d'Ivoire. Bien que des supporters aient pu prendre des billets pour aller encourager leur équipe, l’accès aux États-Unis leur a été refusé.
C’est aussi le cas du meilleur arbitre de la Confédération africaine de football (CAF) de l’année 2025. L’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan s’est lui aussi vu refuser l’entrée sur le territoire américain, pourtant détenteur d’un visa valide. Ce sont des décisions juridiquement possibles puisqu’un État est maître de choisir qui peut entrer sur son territoire ou non, mais qui ne correspondent pas aux valeurs que défend une Coupe du monde de football.
L’équipe iranienne est aussi l’une des victimes de ce Mondial organisé en partie par les États-Unis. En guerre avec l'État américain, la sélection a reçu l'obligation d’entrer sur le territoire uniquement le jour même des matchs et de quitter le pays à la fin des rencontres. L’entraîneur de l’équipe iranienne, Amir Ghalenoei, a porté plainte contre la FIFA.
La plus grande polémique sportive de cette Coupe du monde est l’intervention de Donald Trump dans des décisions arbitrales. Le président américain a contacté le président de la FIFA, Gianni Infantino, pour faire annuler une suspension d’un joueur de l’équipe des États-Unis. Invraisemblable, et pourtant Donald Trump a eu gain de cause. Folarin Balogun, préalablement suspendu, a finalement été autorisé à jouer le 8e de finale face à la Belgique. Une décision qui a agacé la sélection belge, qui a remporté la rencontre 4-1, éliminant donc les États-Unis de la compétition dans les règles.
Fin d’une ère de légende du football
Cette Coupe du monde 2026 a marqué la fin d’une ère de légende du football mondial. Neymar, la star du foot brésilien, a annoncé prendre sa retraite internationale avec la sélection brésilienne, après l’élimination du pays face à la Norvège (1-2), en huitièmes de finale, « J'ai essayé, j'ai essayé. Mais c'est maintenant terminé », a expliqué l’attaquant au micro de TV Globo. Malgré seulement deux matchs joués dans ce Mondial, il reste le meilleur buteur de la Seleção avec 80 réalisations, devant d’autres stars du ballon rond brésilien, Pelé (77) et Ronaldo (62). L’un des meilleurs footballeurs brésiliens de sa génération quitte la scène internationale sans jamais avoir soulevé la Coupe du monde.
Une autre star du football a fait ses adieux en Coupe du monde. Cristiano Ronaldo, quintuple Ballon d’or, a annoncé que ce Mondial 2026 était son dernier, «La vérité, c'est que c'était ma dernière Coupe du monde », précisant vouloir prendre le temps de réfléchir en famille avant toute décision quant à la suite. À 41 ans, il ne quitte pas encore officiellement la sélection portugaise.
Malheureux, Lionel Messi s’est écroulé en larmes après la défaite de l’Argentine en finale face à l’Espagne. Probablement pour son dernier Mondial, la légende du football argentin a marqué 8 buts et donné 4 passes décisives, sans réussir à rééditer le sacre de 2022 face à la France.
La déception de la 4e place de l’Équipe de France
Le rêve des Bleus s’est arrêté brutalement lors de ce Mondial. Éliminée en demi-finale face à l’Espagne (0-2), l’Équipe de France a été dépassée par le jeu espagnol et s’est logiquement inclinée. Déception et douche froide, leur parcours a laissé à tous les amateurs de football un sentiment d’inachevé.
La petite finale face à l’Angleterre pour jouer la 3e place a été digne d’un scénario de film américain. Au total, 10 buts ont été inscrits sans que les Bleus parviennent à égaliser. Pour la dernière danse du sélectionneur Didier Deschamps à la tête de l’Équipe de France, les joueurs ont été battus par l’équipe qui finira par remporter le Mondial. Des joueurs de l’effectif ont tout de même été récompensés. Kylian Mbappé a reçu le trophée de meilleur buteur de la compétition et Michael Olise celui de meilleur passeur.
« L’Américanisation » du football qui n’a pas plu aux supporters
La Coupe du monde 2026 a vu naître quelques nouveautés dans le football que les amateurs de ballon rond n’ont pas complètement appréciées. L’une d’entre elles n’est pas passée inaperçue : les pauses fraîcheur. Deux pauses par match, d’une durée de 3 minutes environ, ont découpé les rencontres en quarts-temps à l’américaine. Cette nouveauté initialement prévue en raison des fortes chaleurs a caché des enjeux publicitaires qui ont été vivement critiqués. Si les sports populaires aux États-Unis comme le basket ou le football américain sont habitués à voir les matchs coupés par des pauses publicitaires, ce n’est pas le cas du football (soccer).
Coupe du monde : ce record insolite enregistré à Valencia pendant la finale
Le show de la mi-temps de la finale de la Coupe du monde n’a pas connu un grand succès non plus. Instauré pour la première fois de l’histoire, ce show regroupant des stars internationales, comme Madonna, Justin Bieber, le groupe BTS, Coldplay et les anciens footballeurs Ronaldo et Ronaldinho, a ennuyé un bon nombre de spectateurs et téléspectateurs devant leurs écrans. Une mi-temps qui a duré 27 minutes en raison de ce show, bien plus que les 15 minutes maximum de pauses prévues dans le règlement.
Une Coupe du monde contrastée, qui marquera l’histoire du football.
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