Samedi 24 octobre 2020
Édition Internationale
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Le dilemme des étudiants des Grandes Écoles

Par Déborah Collet | Publié le 05/03/2020 à 09:00 | Mis à jour le 08/03/2020 à 14:45
Étudiants Grandes Écoles

Chaque année, Gallileo Business Consulting dévoile son observatoire des Grandes Écoles. Cette étude revient sur les aspirations et les prétentions salariales des jeunes diplômés des Grandes Ecoles. Dans 12 campus prestigieux, Gallileo a questionné 1.200 étudiants dont 700 étudiants commerciaux et 500 ingénieurs des programmes Grandes Écoles.

 

Les ambitions salariales des étudiants des Grandes Écoles

 

En 2020, à la fin de leur cursus, les élèves issus d’école de commerce et d’ingénieur souhaiteraient gagner au minimum 49 201 euros brut par an. Ce chiffre est en hausse de 4,4 % par rapport à l’année dernière et de 21 % par rapport à 2012.

 

"La multiplication de l’offre permet aux diplômés de ces écoles de prestige de trouver des offres de métier très facilement. Ces étudiants suivent une formation d’excellence avec un apprentissage très pointu, avec notamment un enseignement en anglais. De ce fait, ils sont capables de travailler pour de grandes entreprises anglophones ou américaines. On observe une progression du haut de gamme avec des entreprises spécialisées dans le monde des affaires." a déclaré Maher Kassab, PDG de Gallileo Business Consulting. 

 

On constate des disparités entre les jeunes étudiantes et étudiants. Les femmes visent un salaire de 47 712 euros brut par an comparé aux hommes qui, eux, espèrent toucher 51 263 euros. Elles demandent des rémunérations inférieures de 10,3 % à celles des hommes. 

 

Maher Kassab, PDG de Gallileo Business Consulting explique ce phénomène "La disparité des ambitions salariales entre les femmes et les hommes s’explique par le fait que les secteurs où ils s’investissent ne sont pas les mêmes. Les hommes postulent pour les banques d’affaires ou les entreprises de luxe qui rémunèrent davantage contrairement aux femmes."

 

L’international, une priorité dans la recherche du premier emploi 

 

Dans les programmes des Grandes Écoles, l’empreinte internationale est très présente, ce qui explique le fait que 15 % des futurs diplômés veulent réaliser leur premier job à l’international. Pourtant, 65 % déclarent que ce n’est pas pour eux un critère prioritaire. 

Maher Kassab, PDG de Gallileo Business Consulting nous a confié "N’ayant pas de contraintes familiales, ces jeunes peuvent exercer leur premier emploi à l’international, sphère qu’ils ont déjà côtoyée pendant leurs cursus scolaire."

 

Quels sont les débouchés ? 

Un diplômé d’école de commerce ou d’école d’ingénieurs, a l’embarras du choix pour choisir son premier poste. Ils donnent leur préférence au secteur consulting en stratégie et management. 

 

"Le consulting est un secteur d’activité qui recrute beaucoup.Comme il s'agit d'un secteur très concurrentiel avec de multiples entreprises, la rémunération va clairement faire la différence." affirme Maher Kassab, PDG de Gallileo Business Consulting. 

 

Le deuxième secteur le plus nommé par les étudiants commerciaux est celui de la banque d’affaires ou d’investissement (37,4%), suivi par l’audit (22,9 %), le luxe (18,8%) et la banque privée (18,2%).

 

En revanche, les étudiants en écoles d’ingénieurs choisissent le plus souvent le secteur de l’environnement (22,6%), l’informatique et entreprises de service numérique (21,5%), électricité énergie (18,7%) et aéronautique (15,7%).

 

De grands noms d’entreprises 

Les étudiants en école de commerce sont séduits par les représentations des cabinets de conseil et d’audit comme BCG, McKinsey et Ey, ainsi que les grandes entreprises de la banque et de la finance telles que Bain & Cie et BNP-Paribas.

 

Les futurs ingénieurs préfèrent se diriger vers de grands groupes industriels et des nouvelles technologies comme Google, Thalès et EDF. Les cabinets de conseil comme BCG, McKinsey restent un des choix favoris dans le cœur des ingénieurs.  

 

Maher Kassab, PDG de Gallileo Business Consulting précise que "Les entreprises de consulting sont toujours bien classées : c’est un secteur d’activité qui recrute beaucoup et propose une rémunération élevée. De prestigieuses entreprises internationales sont en plein essor puisqu’elles sont leaders dans leur secteur de référence. Google, par exemple, fait appel a de grandes campagnes de recrutement. Les étudiants sortant d’une école de commerce vont se diriger vers le luxe avec des entreprises comme L’Oréal, LVMH… Les futurs ingénieurs se tournent plus vers l’aéronautique avec des entreprises comme Airbus, Thalès, EDF." 

deborah collet

Déborah Collet

Spécialisée en communication et dans les relations médias, elle est aujourd’hui journaliste au sein de la rédaction internationale.
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